Mardi 12 août
La journée ressemble à celle d'hier. Nous levons le camp en direction de Moron. Une longue route nous attend. Les paysages changent un peu plus que les autres jours. Nous traversons des zones montagneuses, où les rochers affleurent. La steppe est plus sèche. Nous passons des cols d'où la vue est splendide. La piste est difficilement praticable, heureusement notre chauffeur à l'oeil vigilant. Nous passons des gués, parfois des ponts permettent de franchir des rivières à sec. Au passage de l'un d'entre eux, la roue arrière de la jeep se dégonfle d'un coup. Un long clou est venu transpercé le côté de la roue. Il faut imaginer que les ponts sont entièrement en bois. La structure de soutien, plus ou moins large, est recouverte de planches clouées. Et le temps passant, les planches ne sont plus de toute première jeunesse... Nous profitons de ce moment pour faire notre pause déjeuner.
Nous repartons en espérant ne pas rencontrer de nouvelles mésaventures. Nombreux sont les véhicules sur le bas côté de la piste : moteur qui chauffe, panne, crevaison,... Les paysages changent à mesure que nous approchons de Moron. Les zones boisées se multiplient, les montagnes se font plus rondes, les formes plus douces, la steppe plus verte. Les cabanes en bois pour abriter le bétail l'hiver sont plus nombreuses. Les maisons en bois, version mongole de la petite maison dans la prairie de Charles Ingalls, font concurrence aux yourtes !
Nous arrivons près de la rivière, mais le vent est tel que nous choisissons de rejoindre Moron pour la nuit. Pour une fois, nous serons "en ville", en guesthouse, sous ger. La soirée commence comme presque toujours par la disparition de nos deux compagnons. Nous avons du mal à comprendre le mode qui s'installe à chaque fois. Un peu plus tard dans la soirée, Stéphane essaie d'expliquer à Bayaraa que nous aimons bien rencontrer les autres et discuter. Du coup, il reste avec nous sous la yourte et nous discutons un long moment en essayant d'apprendre sur nos pays respectifs. La soirée est nettement plus chaleureuse, comme hier soir avec les nomades. Nous partageons notre yourte pour dormir mais Zucker préfère dormir dans sa voiture.
Pour ceux qui s'inquiètent, rassurez vous, les choses s'améliorent. Le voyage est effectivement plus difficile que nous l'imaginions mais nous gérons de mieux en mieux... En tout cas, merci à tous pour votre soutien.