Mardi 23 septembre
Réveil difficile ce matin. On a un peu la crève depuis 48h et la fatigue s'accumule. Stéphane part récupérer nos visas. Je reste me reposer un peu à la chambre. Aucun souci à l'horizon, nous pouvons nous envoler tranquille, sans avoir à visiter les geôles chinoises !
Nous retournons au Hongqiao Market, à côté du Temple du ciel, compléter nos achats souvenirs. Nous découvrons d'autres magasins tout autour où nous trouvons notre bonheur. L'idée de ce dernier jour à Pékin est de tester les massages chinois. Depuis quelques temps, il semble que les Chinois aient redécouvert les "vertus" des massages et de nombreux salons ont ouvert partout dans les rues. Nous avons du mal à choisir entre ceux conseillés dans les guides, ceux des journaux locaux, ceux à proximité de l'hôtel,... Finalement nous optons pour un petit salon local, recommandé dans note guide rose, le Phoenix Tree, sur notre ligne de métro à Beixinqiao. En fait, il n'est pas du tout au métro. Nous marchons un bon moment et interrogeons une demi-douzaine de personnes avant de trouver la bonne ruelle, Nanluoguxiang. Situé près du conservatoire d'art dramatique, ce hutong s'est agréablement modernisé. Les boutiques pour touristes n'ont pas fait disparaitre la vie locale, toujours présente. De nombreux bars branchés occupent la rue, des salons de coiffure, des restos, des boutiques consacrées à la musique,... Nous trouvons notre petit salon. En route pour un "massage traditionnel chinois whole body" de 80 minutes.. Nous nous retrouvons dans une arrière-salle tous les deux allongés côte à côte chacun avec son masseur, un homme pour Stéphane, une femme pour moi. Et là, la séance "énergisante" commence ! Autant le massage oriental est un délice, autant le massage chinois semble inspiré des séances de kung fu... La douceur est totalement absente. Par moments, je bondis tellement ça me fait mal. Le principe du massage chinois serait de remettre en ordre le "qi" en effectuant des points de pressions localisés. Leurs pouces sont pour ça d'une grande efficacité. Et comme dans les films, les masseurs utilisent la tranche de leurs mains comme des battoirs ! Au bout de 80 minutes, nous sommes contents que cela cesse... Expérience pas très concluante mais très locale !!!!
Pour se remettre de nos émotions, on décide de se promener dans Nanluoguxiang. Un salon de coiffure rempli de monde nous accroche l'œil. Stéphane a nettement besoin de laisser ses cheveux aux mains d'un coiffeur et moi aussi. On décide de tenter le coup. Une demi-heure plus tard et la modique somme de 3 euros en moins dans le porte-monnaie, nous voilà tous les deux les cheveux raccourcis.
La fin d'après-midi approche. Stéphane part se promener à pied. Trop fatiguée, je décide de rentrer à l'hôtel. Sur le chemin, je passe en coup de vent au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie pour essayer de trouver un sac. A force de faire du shopping, nos bagages ont pris du volume....
En début de soirée, on se retrouve à l'hôtel. Nous avons réservé une table au Linqu Roast Duck, dans un hutong à proximité. Ce célébrissime restaurant a été ouvert par des ouvriers transfuges de l'usine à canard Quanjude dans une modeste maison traditionnelle (siyehuan). L'endroit est typique et les touristes comme les locaux font la queue pour diner. Le canard est préparé avec un véritable feu de bois d'arbres fruitiers. Nous nous régalons avec un succulent canard laqué que l'on nous présente entier avant de le découper sous nos yeux. C'est fondant à souhait et parfumé.
Pour ne pas rester sur l'impression du massage de cet après-midi, de retour à l'hôtel, nous décidons de tenter un autre massage au spa de l'hôtel. Stéphane opte pour le massage de pieds et moi pour un massage du corps à l'huile. L'ambiance est beaucoup plus feutrée et les massages plus agréables mais le côté très énergique n'a pas disparu. Je crois qu'à l'avenir, dès que nous verrons le mot massage chinois, nous passerons notre chemin.
Nous terminons notre séjour à Pékin en regardant la suite et fin d'une série policière captivante, Les Oubliées, avec Jacques Gamblin. Nous avions vu les épisodes précédents la semaine dernière. Et ce soir, nous sommes tellement absorbés par l'intrigue que nous n'arrivons pas à nous concentrer pour faire nos sacs. Heureusement, le générique de fin défile sur l'écran. Dur de faire tout rentrer dans les sacs. Nous les pesons précautionneusement pour être sur de ne pas être en surcharge. Et puis, pour augmenter la difficulté, nous avons, dans un moment de folie, acheté un rouleau de plastique épais d'1m par 2m pour notre chez nous !!! Et oui, même ici, on fait un peu d'aménagement intérieur !!! Quelques 3 kg de plus sur la balance. Heureusement que nous avons un sac supplémentaire pour caser toutes les babioles que nous avons fouiné en Mongolie et surtout à Pékin...
La pendule indique 2h30, il est temps de dormir ! Réveil prévu à 6h30, notre avion décolle à 11h pour Paris via Helsinki. Une longue journée entre métros, avions et aéroports en perspective, agrémentée de 6 heures de décalage horaire.
MONGOLIA 08
FIN
mardi 23 septembre 2008
lundi 22 septembre 2008
La Grande Muraille ou le métro aux heures de pointe
Lundi 22 septembre
Aujourd'hui, suite des visites "à ne pas manquer" : la Grande Muraille. Depuis 2 jours, la météo est très capricieuse. Du coup, hier, on a abandonné d'aller à MuTianYu, trop loin ! On opte pour le tronçon le plus proche à Badaling. Stéphane a trouvé sur internet les infos nécessaires pour s'y rendre en bus local. Nous voilà partis avec des indication précises : métro Jishuitan, sortie B, marcher vers l'est jusqu'à la porte de Deshengmen et au nord de la porte, trouver l'arrêt des bus 919 vert et blanc en demandant au chauffeur et seulement au chauffeur s'il va bien à Badaling et si c'est un express ! Car le bus 919 va dans plusieurs directions... Les infos sont bonnes. Maintenant, il y a même un panneau "Badaling". Finalement, c'est facile et en plus, on arrive même à prendre le 919 express.
Une bonne heure plus tard, on arrive à Badaling. Des cars par dizaines, des touristes par centaines voire par milliers, des boutiques partout,... Un vrai cauchemar ! Stéphane part à la recherche du téléphérique. On joue les flemmards : montée directe jusqu'à la 8è tour nord. Mais même là, alors qu'il y a peu de monde dans le téléphérique, la grande muraille est envahie. On dirait le métro aux heures de pointe : une file ininterrompue de touristes de tout âge, du bébé au grand-père, qui montent, descendent, prennent des photos de la muraille, se prennent en photo, portent des T-shirt "I've climbed the great wall" comme un trophée... Tout ce qu'on aime. Stéphane s'aventure un peu au-delà de la 8è tour mais même là il y a du monde. C'est tellement différent de ce que j'ai vu il y a 8 ans : nous étions très peu nombreux. Une fois passée les premières tours, les grimpeurs se faisaient de plus en plus rare et tout en haut, nous étions quasiment seuls. La Grande muraille avait un côté majestueux, imposant. Là, elle perd tout son charme avec le flot de touristes. On descend assez rapidement en se faufilant comme on peut. A mi-parcours, ils ont installé une sorte de wagon de montagne russe, comme dans les fêtes foraines, qui permet de monter et descendre sans avoir à marcher. La queue est interminable... On poursuit à pied. Arrivés en bas, on trouve l'arrêt du bus 919. Manque de bol, celui que nous prenons n'est pas un epxress.
Nous retrouvons la porte Deshengmen. Pas très loin, en s'enfonçant vers le sud, on trouve le marché de Deshengmennei. C'est un étonnant marché semi-couvert de bouffe, de babioles pour la maison et de vêtements où les allées sont tellement larges que les gens font leurs courses en poussant leur vélo à la main. On décide ensuite d'aller au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie. On arpente la multitude de stands fréquentés surtout par les jeunes et offrant des babioles en tout genre. Une foirfouille géante !
Retour à l'hôtel assez fatigués. Stéphane part explorer les rues environnantes et découvre plein de petits restos, de fast-food et un Haggen Dazs. On s'offre une glace pour terminer la soirée...
Aujourd'hui, suite des visites "à ne pas manquer" : la Grande Muraille. Depuis 2 jours, la météo est très capricieuse. Du coup, hier, on a abandonné d'aller à MuTianYu, trop loin ! On opte pour le tronçon le plus proche à Badaling. Stéphane a trouvé sur internet les infos nécessaires pour s'y rendre en bus local. Nous voilà partis avec des indication précises : métro Jishuitan, sortie B, marcher vers l'est jusqu'à la porte de Deshengmen et au nord de la porte, trouver l'arrêt des bus 919 vert et blanc en demandant au chauffeur et seulement au chauffeur s'il va bien à Badaling et si c'est un express ! Car le bus 919 va dans plusieurs directions... Les infos sont bonnes. Maintenant, il y a même un panneau "Badaling". Finalement, c'est facile et en plus, on arrive même à prendre le 919 express.
Une bonne heure plus tard, on arrive à Badaling. Des cars par dizaines, des touristes par centaines voire par milliers, des boutiques partout,... Un vrai cauchemar ! Stéphane part à la recherche du téléphérique. On joue les flemmards : montée directe jusqu'à la 8è tour nord. Mais même là, alors qu'il y a peu de monde dans le téléphérique, la grande muraille est envahie. On dirait le métro aux heures de pointe : une file ininterrompue de touristes de tout âge, du bébé au grand-père, qui montent, descendent, prennent des photos de la muraille, se prennent en photo, portent des T-shirt "I've climbed the great wall" comme un trophée... Tout ce qu'on aime. Stéphane s'aventure un peu au-delà de la 8è tour mais même là il y a du monde. C'est tellement différent de ce que j'ai vu il y a 8 ans : nous étions très peu nombreux. Une fois passée les premières tours, les grimpeurs se faisaient de plus en plus rare et tout en haut, nous étions quasiment seuls. La Grande muraille avait un côté majestueux, imposant. Là, elle perd tout son charme avec le flot de touristes. On descend assez rapidement en se faufilant comme on peut. A mi-parcours, ils ont installé une sorte de wagon de montagne russe, comme dans les fêtes foraines, qui permet de monter et descendre sans avoir à marcher. La queue est interminable... On poursuit à pied. Arrivés en bas, on trouve l'arrêt du bus 919. Manque de bol, celui que nous prenons n'est pas un epxress.
Nous retrouvons la porte Deshengmen. Pas très loin, en s'enfonçant vers le sud, on trouve le marché de Deshengmennei. C'est un étonnant marché semi-couvert de bouffe, de babioles pour la maison et de vêtements où les allées sont tellement larges que les gens font leurs courses en poussant leur vélo à la main. On décide ensuite d'aller au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie. On arpente la multitude de stands fréquentés surtout par les jeunes et offrant des babioles en tout genre. Une foirfouille géante !
Retour à l'hôtel assez fatigués. Stéphane part explorer les rues environnantes et découvre plein de petits restos, de fast-food et un Haggen Dazs. On s'offre une glace pour terminer la soirée...
dimanche 21 septembre 2008
Un dimanche aux courses
Dimanche 21 septembre
Ce matin, le temps est maussade. Le ciel est bas, tout gris. Ca ne nous motive pas trop pour bouger. On traine un peu à la chambre. J'en profite pour rattraper mon retard d'écriture. Vers midi, on prend le métro pour la "rue du thé de Maliando". En fait, c'est loin de la station de métro Changchunjie, au sud-ouest de la ville, et on galère un peu pour trouver notre chemin mais on commence à maitriser un peu mieux les trajets en bus et on arrive à bon port. Une multitude de boutiques et un centre commercial sont consacrés au thé sous toutes ses formes. Dans le centre, le nombre de boutiques nous laisse tout d'abord perplexes. Puis, on trouve notre bonheur. Nous avons le droit à une "cérémonie" du thé et à une dégustation. On regarde, on sent, on goute, on craque,... Le temps passe... Quand on ressort du centre, il pleut des cordes. On attrape un taxi pour retourner voir le quartier de Qianmen de jour, en esperant que la pluie cesse. Mais elle a décidé de ne pas nous laisser un moment de répit. On s'engouffre chez Zhangyiyuan, l'un des plus anciens et vénérables magasins de thé de la ville. Là encore, on craque...
Face à la pluie incessante, on s'offre une petite pause au sec à l'hôtel avant de repartir vers le nord à Chaoyangmen. Nous allons faire un tour dans une boutique connue de matériel informatique. Rien de vraiment intéressant pour nous. On dîne dans le quartier dans un charmant restaurant taiwanais, l'Alexander Creek Park, où la cuisine est délicieuse. On se régale les papilles...
Retour à la chambre, toujours sous la pluie, Stéphane se régale en regardant Didier...
Ce matin, le temps est maussade. Le ciel est bas, tout gris. Ca ne nous motive pas trop pour bouger. On traine un peu à la chambre. J'en profite pour rattraper mon retard d'écriture. Vers midi, on prend le métro pour la "rue du thé de Maliando". En fait, c'est loin de la station de métro Changchunjie, au sud-ouest de la ville, et on galère un peu pour trouver notre chemin mais on commence à maitriser un peu mieux les trajets en bus et on arrive à bon port. Une multitude de boutiques et un centre commercial sont consacrés au thé sous toutes ses formes. Dans le centre, le nombre de boutiques nous laisse tout d'abord perplexes. Puis, on trouve notre bonheur. Nous avons le droit à une "cérémonie" du thé et à une dégustation. On regarde, on sent, on goute, on craque,... Le temps passe... Quand on ressort du centre, il pleut des cordes. On attrape un taxi pour retourner voir le quartier de Qianmen de jour, en esperant que la pluie cesse. Mais elle a décidé de ne pas nous laisser un moment de répit. On s'engouffre chez Zhangyiyuan, l'un des plus anciens et vénérables magasins de thé de la ville. Là encore, on craque...
Face à la pluie incessante, on s'offre une petite pause au sec à l'hôtel avant de repartir vers le nord à Chaoyangmen. Nous allons faire un tour dans une boutique connue de matériel informatique. Rien de vraiment intéressant pour nous. On dîne dans le quartier dans un charmant restaurant taiwanais, l'Alexander Creek Park, où la cuisine est délicieuse. On se régale les papilles...
Retour à la chambre, toujours sous la pluie, Stéphane se régale en regardant Didier...
samedi 20 septembre 2008
La Cité interdite et ses jardins
Samedi 20 septembre
Ca y est, aujourd'hui on se lance : direction la Cité interdite...
Que raconter ? Tout a été déjà été dit sur ce lieu mythique. Quelques mots tout de même.
Yongle, de la dynastie Ming, ordonna la construction de la résidence impériale (1406-1420) en mobilisant un million de travailleurs. Pour montrer la puissance et la richesse de l'empereur tout en reconnaissant l'infériorité des humains face aux dieux, elle comporte 9999 salles soit une de moins que le palais céleste de l'empereur de Jade. Les 800 bâtiments sont répartis sur 72 ha. La plupart des monuments visibles aujourd'hui sont postérieurs au XVIIIè siècle. La Cité, bâtie en bois, a souvent souffert des incendies, dont 6 grands sinistres qui ont réduit à néant certains bâtiments. La Cité interdite a été la résidence de 14 empereurs Ming et 10 souverains Qing. Nombreux sont ceux qui se sont laisser griser par la magnificence du palais au détriment de leur rôle politique et peu soucieux du peuple. Ainsi, pendant 5 siècles, les murs et les douves de la Cité ont séparé l'empereur du peuple. Admirablement conservé, le palais a été ouvert au public pour la première fois en 1949. Il y a 8 ans encore, les caisses étaient différenciées pour les touristes et les locaux. Aujourd'hui, tout le monde paye le même tarif, aligné sur celui des touristes. C'est ça l'ouverture au marché !!!
Comme on s'y attendait, les touristes sont au rendez-vous en nombre... J'ai gardé dans la tête l'image d'une Cité interdite quasi déserte. Le changement est saisissant. Là encore, les touristes s'agglutinent pour apercevoir l'intérieur des palais. C'est fatigant. Heureusement, dès qu'on quitte l'axe nord-sud en s'éparpillant dans les palais latéraux, il y a moins de monde. De nouvelles salles ont été ouvertes et aménagées en musée thématique. La Cité est impressionnante par ses dimensions. On marche de cour en cour, de palais en palais à travers les multiples passages et portes. Après le côté rectiligne de la Cité, le jardin impérial offre une vision différente du monde des empereurs, plus frivole, plus léger et agréable. Mais il est envahi de tellement de monde qu'il est difficile d'y voir quelque chose et d'en profiter.
On ressort par la porte Nord pour se rendre au parc Beihai, véritable poumon vert de Pékin. Le parc a été conçu au XIIè siècle pour l'agrément des seigneurs mongols. Avec les autres lacs, il formait un immense "parc interdit", à la lisière de la Cité. Ouvert au public en 1924, il est aujourd'hui un des lieux de promenade préférés des Pékinois. Au centre du parc, l'île des Hortensias, promontoire artificiel où trône un insolite dagoba blanc de style tibétain (1651), permet d'avoir une belle vue sur les lacs. Stéphane grimpe pendant que je l'attends au bord de l'eau. De petits bateaux glissent sur l'eau. Le lac est recouvert de fleurs de lotus. C'est beau et impressionnant.
Avant que le soleil ne se couche, on file au parc Jingshan connu aussi sous le nom de parc de la colline de charbon. Situé juste en face de la porte Nord de la Cité interdite, la colline formée à partir de la terre sortie lors du creusement des douves, offre une belle vue sur les toits dorés de la Cité. Malgré la fatigue, on grimpe jusqu'en haut mais la météo a décidé de ne pas être très clémente. On ne voit pas bien loin, le ciel est gris et brumeux. Dommage !
Avant de rentrer à l'hôtel, on décide de faire un saut au "Silk market" dans le quartier de Yonganli. Anciennement connu sous le nom de rue de la soie, il a été transformé en centre commercial où les cars déversent leur flot de touristes. On trouve de tout et n'importe quoi. Nous sommes déçus et repartons à l'hôtel bredouilles et fatigués. De dépit, nous n'avons pas la force de chercher un chouette endroit pour dîner et nous entrons dans le premier MacDo venu.
Ca y est, aujourd'hui on se lance : direction la Cité interdite...
Que raconter ? Tout a été déjà été dit sur ce lieu mythique. Quelques mots tout de même.
Yongle, de la dynastie Ming, ordonna la construction de la résidence impériale (1406-1420) en mobilisant un million de travailleurs. Pour montrer la puissance et la richesse de l'empereur tout en reconnaissant l'infériorité des humains face aux dieux, elle comporte 9999 salles soit une de moins que le palais céleste de l'empereur de Jade. Les 800 bâtiments sont répartis sur 72 ha. La plupart des monuments visibles aujourd'hui sont postérieurs au XVIIIè siècle. La Cité, bâtie en bois, a souvent souffert des incendies, dont 6 grands sinistres qui ont réduit à néant certains bâtiments. La Cité interdite a été la résidence de 14 empereurs Ming et 10 souverains Qing. Nombreux sont ceux qui se sont laisser griser par la magnificence du palais au détriment de leur rôle politique et peu soucieux du peuple. Ainsi, pendant 5 siècles, les murs et les douves de la Cité ont séparé l'empereur du peuple. Admirablement conservé, le palais a été ouvert au public pour la première fois en 1949. Il y a 8 ans encore, les caisses étaient différenciées pour les touristes et les locaux. Aujourd'hui, tout le monde paye le même tarif, aligné sur celui des touristes. C'est ça l'ouverture au marché !!!
Comme on s'y attendait, les touristes sont au rendez-vous en nombre... J'ai gardé dans la tête l'image d'une Cité interdite quasi déserte. Le changement est saisissant. Là encore, les touristes s'agglutinent pour apercevoir l'intérieur des palais. C'est fatigant. Heureusement, dès qu'on quitte l'axe nord-sud en s'éparpillant dans les palais latéraux, il y a moins de monde. De nouvelles salles ont été ouvertes et aménagées en musée thématique. La Cité est impressionnante par ses dimensions. On marche de cour en cour, de palais en palais à travers les multiples passages et portes. Après le côté rectiligne de la Cité, le jardin impérial offre une vision différente du monde des empereurs, plus frivole, plus léger et agréable. Mais il est envahi de tellement de monde qu'il est difficile d'y voir quelque chose et d'en profiter.
On ressort par la porte Nord pour se rendre au parc Beihai, véritable poumon vert de Pékin. Le parc a été conçu au XIIè siècle pour l'agrément des seigneurs mongols. Avec les autres lacs, il formait un immense "parc interdit", à la lisière de la Cité. Ouvert au public en 1924, il est aujourd'hui un des lieux de promenade préférés des Pékinois. Au centre du parc, l'île des Hortensias, promontoire artificiel où trône un insolite dagoba blanc de style tibétain (1651), permet d'avoir une belle vue sur les lacs. Stéphane grimpe pendant que je l'attends au bord de l'eau. De petits bateaux glissent sur l'eau. Le lac est recouvert de fleurs de lotus. C'est beau et impressionnant.
Avant que le soleil ne se couche, on file au parc Jingshan connu aussi sous le nom de parc de la colline de charbon. Situé juste en face de la porte Nord de la Cité interdite, la colline formée à partir de la terre sortie lors du creusement des douves, offre une belle vue sur les toits dorés de la Cité. Malgré la fatigue, on grimpe jusqu'en haut mais la météo a décidé de ne pas être très clémente. On ne voit pas bien loin, le ciel est gris et brumeux. Dommage !
Avant de rentrer à l'hôtel, on décide de faire un saut au "Silk market" dans le quartier de Yonganli. Anciennement connu sous le nom de rue de la soie, il a été transformé en centre commercial où les cars déversent leur flot de touristes. On trouve de tout et n'importe quoi. Nous sommes déçus et repartons à l'hôtel bredouilles et fatigués. De dépit, nous n'avons pas la force de chercher un chouette endroit pour dîner et nous entrons dans le premier MacDo venu.
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