dimanche 24 août 2008

Olgii nous voici

Dimanche 24 août
Un peu stressée par toutes les histoires avec zo et zo, je n'ai pas très bien dormi cette nuit : prêts un peu plus tôt que d'habitude mais pas aussi tôt que l'exigeait Bayaraa. Ils sont déjà dans la voiture, le petit-déjeuner déjà emballé dans les cartons, quand nous les rejoignons. L'ambiance semble toujours aussi agréable. Nous prenons quand même 5 minutes pour attraper de quoi grignoter quelque chose. Le pain est fini, ils ont tout mangé. La notion de partage semble inconnue !
Nous prenons la route pour Olgii. Le trajet est très beau et agréable même si la pluie a décidé de nous accompagner tout du long. Nous traversons une montagne en suivant la rivière Hovd qui prend sa source dans le massif le plus élevé du pays, l'Altai Tavan Bogd complétement à l'Ouest. La route est entourée par de grands pans de montagne très raides tellement la rivière a creusé son lit. C'est assez étonnant car nous ne montons pas du tout pour franchir cette montagne. La rivière est d'un vert émeraude hallucinant. Les premières feuilles d'un jaune éclatant apparaissent sur les arbres qui bordent la rivière. Le temps est étrange, le ciel devient tout gris, la pluie est constante. A mesure que nous avançons, les bords de la rivière, plus larges, sont habités. Les yourtes et les troupeaux réapparaissent en nombre après des dizaines de kilomètres sans quasiment personne. Au détour d'un virage, nous apercevons la ville d'Olgii, capitale de l'aimag Bayan-Olgii. Après tant de jours dans les steppes et les montagnes, nous sommes impressionnés par sa taille. C'est une ville basse, assez étalée et encerclée par les montagnes.
Première étape, trouver une chambre d'hôtel. Ca parait simple, erreur. Trouver une chambre avec un lit double et une douche chaude est impossible. Quand on nous propose pas un trou à rat ! Après la visite des 3 principaux hôtels de la ville et l'annonce de prix exorbitants pour ici, Stéphane réussit à négocier le prix de ce qui doit être la meilleure des chambres de la ville. Ca ressemble à une "suite" avec une chambre, un salon, la télé et une salle de bain privative avec toilette et eau chaude. Enfin presque ! Car les toilettes ne fonctionnent pas ! Après l'intervention de deux "techniciens" et de 3 femmes de ménage, tout fonctionne... avec une fuite d'eau ! Mais bon, on a des toilettes. Quant à l'eau chaude, tout un poème ! Le réservoir d'eau doit être rempli puis allumé pour que les 15/20 litres d'eau chauffent. Quand l'eau est chaude, le réservoir se met à chanter !!! Véridique ! Donc régulièrement, notre petit réservoir nous chante une petite musique suraiguë, si douce aux oreilles...
Bayaraa et Zucker, si pressés de partir hier, ont tout d'un coup du temps pour nous attendre. Ils proposent de déjeuner ensemble. Bayaraa suggère le restaurant des touristes et hommes d'affaires de la ville, un restaurant turc. Nous y mangeons très bien. Et surtout nous réglons l'addition !!! Zucker souhaite regarder le match de boxe des JO (la Mongolie gagne la médaille d'or), nous partons faire un petit tour. Les adieux devant l'hôtel sonnent un peu faux, chacun se souhaite bonne continuation. Je ne suis pas sure que tout cela soit très sincère. Nous sommes soulagés, chacun reprend sa route et nous sommes enfin seuls...
On s'installe un peu puis nous profitons de la fin d'après-midi pour aller découvrir la ville. Le soleil est revenu mais un vent glacial souffle dans les rues. Petit tour au marché mais c'est l'heure de la fermeture, repérage de la mosquée et de l'internet café. Nous y passons une bonne partie de la soirée afin de régler un problème technique sur le blog. Depuis trois jours, aucun des messages que nous avons envoyé n'a été publié. Stéphane galère un bon moment.
Nous rentrons diner à la chambre. Imaginez nous dans notre grande chambre assis dans nos fauteuils en train de nous préparer de la purée mousseline apportée de Paris sur notre petit réchaud à gaz sur la table basse, avec toutes nos réserves de bouffe (même mieux qu'au supermarché du coin dit Stéphane) posées au dessus, sur le rebord de la fenêtre. C'est assez comique. Mais ça remplit l'estomac !
Nous allons essayer de profiter de la nuit pour nous reposer, nous en avons grandement besoin.