La journée s'annonce ensoleillée. Le principe du "programme "ger to ger" débute aujourd'hui. Chuca nous emmène chez notre prochaine famille, les Amarjargal. 25 kms à parcourir à cheval. Les paysages sont magnifiques. On longe la rivière un long moment puis on change de vallée. Des fleurs tapissent densément le sol. Cela fait presque mal au coeur de traverser ces espaces.
La promenade devient de moins en moins agréable, je ne sais plus comment tenir sur mon cheval. Mon dos, mon cou, mes jambes,... me font mal, de plus en plus. 3 heures à cheval dans ces conditions ! Chuca va plus vite que moi alors qu'il porte nos sacs sur son cheval !
La yourte est enfin en vue. Mes douleurs sont telles que je n'arrive même plus à descendre de mon cheval. Stéphane m'aide, nous allons nous poser sous la yourte. Aucune présentation n'est faite, on ne sait pas chez qui on est. Plein de gens autour de nous discutent, on ne comprend rien. Seules nos chaps semblent retenir l'attention des hommes. L'un d'entre eux les essaye en nous faisant comprendre avec les mains que c'est "super".
Comme à chaque fois, nous allons installer notre tente avant d'aller explorer les alentours. Petite pause sous la tente, entourés de multiples animaux. Stéphane fait la chasse aux chèvres qui s'approchent de trop près. Nous filons vers la rivière pour assouvir des besoins très naturels. C'est le seul endroit boisé à l'abri des regards.
Et l'idée nous vient de nous baigner !!! D'abord pour essayer de soulager mon genou endolori et gonflé. Et puis pour se rincer un peu. La vie chez les nomades implique qu'on ne peut pas se laver autrement qu'avec des lingettes. Stéphane trouve l'eau gelée. Dans l'histoire, j'en perds son caleçon dans l'eau. Aujourd'hui, il doit voguer sur la rivière du Terejl.... Fin de journée, les moustiques attaquent. Nous remontons vers la tente couverts de boutons de la tête au pieds.
Un couple de touristes a installé sa tente à côté de la notre. Ils viennent de Prague et Varsovie. Nous dinons tous les 4, le repas de ce soir est bon, très parfumé, à base de bouillon de pâtes et de mouton. Leur compagnie agrément un peu la soirée. Notre hôte a bien essayé de discuter avec nous à 2 reprises mais l'échange reste fort limité. Nous apprenons que sa femme est partie à UB pour accoucher le mois prochain. Il reste seul pour garder les animaux. Chacun de nous cherche ses mots dans son lexique traduit. Cela donne des scènes assez rigolotes où nous essayons d'apprendre des mots mongols, sans succès. La prononciation est vraiment très difficile pour nous.
La soirée se finit tôt sous la tente...