Mardi 23 septembre
Réveil difficile ce matin. On a un peu la crève depuis 48h et la fatigue s'accumule. Stéphane part récupérer nos visas. Je reste me reposer un peu à la chambre. Aucun souci à l'horizon, nous pouvons nous envoler tranquille, sans avoir à visiter les geôles chinoises !
Nous retournons au Hongqiao Market, à côté du Temple du ciel, compléter nos achats souvenirs. Nous découvrons d'autres magasins tout autour où nous trouvons notre bonheur. L'idée de ce dernier jour à Pékin est de tester les massages chinois. Depuis quelques temps, il semble que les Chinois aient redécouvert les "vertus" des massages et de nombreux salons ont ouvert partout dans les rues. Nous avons du mal à choisir entre ceux conseillés dans les guides, ceux des journaux locaux, ceux à proximité de l'hôtel,... Finalement nous optons pour un petit salon local, recommandé dans note guide rose, le Phoenix Tree, sur notre ligne de métro à Beixinqiao. En fait, il n'est pas du tout au métro. Nous marchons un bon moment et interrogeons une demi-douzaine de personnes avant de trouver la bonne ruelle, Nanluoguxiang. Situé près du conservatoire d'art dramatique, ce hutong s'est agréablement modernisé. Les boutiques pour touristes n'ont pas fait disparaitre la vie locale, toujours présente. De nombreux bars branchés occupent la rue, des salons de coiffure, des restos, des boutiques consacrées à la musique,... Nous trouvons notre petit salon. En route pour un "massage traditionnel chinois whole body" de 80 minutes.. Nous nous retrouvons dans une arrière-salle tous les deux allongés côte à côte chacun avec son masseur, un homme pour Stéphane, une femme pour moi. Et là, la séance "énergisante" commence ! Autant le massage oriental est un délice, autant le massage chinois semble inspiré des séances de kung fu... La douceur est totalement absente. Par moments, je bondis tellement ça me fait mal. Le principe du massage chinois serait de remettre en ordre le "qi" en effectuant des points de pressions localisés. Leurs pouces sont pour ça d'une grande efficacité. Et comme dans les films, les masseurs utilisent la tranche de leurs mains comme des battoirs ! Au bout de 80 minutes, nous sommes contents que cela cesse... Expérience pas très concluante mais très locale !!!!
Pour se remettre de nos émotions, on décide de se promener dans Nanluoguxiang. Un salon de coiffure rempli de monde nous accroche l'œil. Stéphane a nettement besoin de laisser ses cheveux aux mains d'un coiffeur et moi aussi. On décide de tenter le coup. Une demi-heure plus tard et la modique somme de 3 euros en moins dans le porte-monnaie, nous voilà tous les deux les cheveux raccourcis.
La fin d'après-midi approche. Stéphane part se promener à pied. Trop fatiguée, je décide de rentrer à l'hôtel. Sur le chemin, je passe en coup de vent au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie pour essayer de trouver un sac. A force de faire du shopping, nos bagages ont pris du volume....
En début de soirée, on se retrouve à l'hôtel. Nous avons réservé une table au Linqu Roast Duck, dans un hutong à proximité. Ce célébrissime restaurant a été ouvert par des ouvriers transfuges de l'usine à canard Quanjude dans une modeste maison traditionnelle (siyehuan). L'endroit est typique et les touristes comme les locaux font la queue pour diner. Le canard est préparé avec un véritable feu de bois d'arbres fruitiers. Nous nous régalons avec un succulent canard laqué que l'on nous présente entier avant de le découper sous nos yeux. C'est fondant à souhait et parfumé.
Pour ne pas rester sur l'impression du massage de cet après-midi, de retour à l'hôtel, nous décidons de tenter un autre massage au spa de l'hôtel. Stéphane opte pour le massage de pieds et moi pour un massage du corps à l'huile. L'ambiance est beaucoup plus feutrée et les massages plus agréables mais le côté très énergique n'a pas disparu. Je crois qu'à l'avenir, dès que nous verrons le mot massage chinois, nous passerons notre chemin.
Nous terminons notre séjour à Pékin en regardant la suite et fin d'une série policière captivante, Les Oubliées, avec Jacques Gamblin. Nous avions vu les épisodes précédents la semaine dernière. Et ce soir, nous sommes tellement absorbés par l'intrigue que nous n'arrivons pas à nous concentrer pour faire nos sacs. Heureusement, le générique de fin défile sur l'écran. Dur de faire tout rentrer dans les sacs. Nous les pesons précautionneusement pour être sur de ne pas être en surcharge. Et puis, pour augmenter la difficulté, nous avons, dans un moment de folie, acheté un rouleau de plastique épais d'1m par 2m pour notre chez nous !!! Et oui, même ici, on fait un peu d'aménagement intérieur !!! Quelques 3 kg de plus sur la balance. Heureusement que nous avons un sac supplémentaire pour caser toutes les babioles que nous avons fouiné en Mongolie et surtout à Pékin...
La pendule indique 2h30, il est temps de dormir ! Réveil prévu à 6h30, notre avion décolle à 11h pour Paris via Helsinki. Une longue journée entre métros, avions et aéroports en perspective, agrémentée de 6 heures de décalage horaire.
MONGOLIA 08
FIN
mardi 23 septembre 2008
lundi 22 septembre 2008
La Grande Muraille ou le métro aux heures de pointe
Lundi 22 septembre
Aujourd'hui, suite des visites "à ne pas manquer" : la Grande Muraille. Depuis 2 jours, la météo est très capricieuse. Du coup, hier, on a abandonné d'aller à MuTianYu, trop loin ! On opte pour le tronçon le plus proche à Badaling. Stéphane a trouvé sur internet les infos nécessaires pour s'y rendre en bus local. Nous voilà partis avec des indication précises : métro Jishuitan, sortie B, marcher vers l'est jusqu'à la porte de Deshengmen et au nord de la porte, trouver l'arrêt des bus 919 vert et blanc en demandant au chauffeur et seulement au chauffeur s'il va bien à Badaling et si c'est un express ! Car le bus 919 va dans plusieurs directions... Les infos sont bonnes. Maintenant, il y a même un panneau "Badaling". Finalement, c'est facile et en plus, on arrive même à prendre le 919 express.
Une bonne heure plus tard, on arrive à Badaling. Des cars par dizaines, des touristes par centaines voire par milliers, des boutiques partout,... Un vrai cauchemar ! Stéphane part à la recherche du téléphérique. On joue les flemmards : montée directe jusqu'à la 8è tour nord. Mais même là, alors qu'il y a peu de monde dans le téléphérique, la grande muraille est envahie. On dirait le métro aux heures de pointe : une file ininterrompue de touristes de tout âge, du bébé au grand-père, qui montent, descendent, prennent des photos de la muraille, se prennent en photo, portent des T-shirt "I've climbed the great wall" comme un trophée... Tout ce qu'on aime. Stéphane s'aventure un peu au-delà de la 8è tour mais même là il y a du monde. C'est tellement différent de ce que j'ai vu il y a 8 ans : nous étions très peu nombreux. Une fois passée les premières tours, les grimpeurs se faisaient de plus en plus rare et tout en haut, nous étions quasiment seuls. La Grande muraille avait un côté majestueux, imposant. Là, elle perd tout son charme avec le flot de touristes. On descend assez rapidement en se faufilant comme on peut. A mi-parcours, ils ont installé une sorte de wagon de montagne russe, comme dans les fêtes foraines, qui permet de monter et descendre sans avoir à marcher. La queue est interminable... On poursuit à pied. Arrivés en bas, on trouve l'arrêt du bus 919. Manque de bol, celui que nous prenons n'est pas un epxress.
Nous retrouvons la porte Deshengmen. Pas très loin, en s'enfonçant vers le sud, on trouve le marché de Deshengmennei. C'est un étonnant marché semi-couvert de bouffe, de babioles pour la maison et de vêtements où les allées sont tellement larges que les gens font leurs courses en poussant leur vélo à la main. On décide ensuite d'aller au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie. On arpente la multitude de stands fréquentés surtout par les jeunes et offrant des babioles en tout genre. Une foirfouille géante !
Retour à l'hôtel assez fatigués. Stéphane part explorer les rues environnantes et découvre plein de petits restos, de fast-food et un Haggen Dazs. On s'offre une glace pour terminer la soirée...
Aujourd'hui, suite des visites "à ne pas manquer" : la Grande Muraille. Depuis 2 jours, la météo est très capricieuse. Du coup, hier, on a abandonné d'aller à MuTianYu, trop loin ! On opte pour le tronçon le plus proche à Badaling. Stéphane a trouvé sur internet les infos nécessaires pour s'y rendre en bus local. Nous voilà partis avec des indication précises : métro Jishuitan, sortie B, marcher vers l'est jusqu'à la porte de Deshengmen et au nord de la porte, trouver l'arrêt des bus 919 vert et blanc en demandant au chauffeur et seulement au chauffeur s'il va bien à Badaling et si c'est un express ! Car le bus 919 va dans plusieurs directions... Les infos sont bonnes. Maintenant, il y a même un panneau "Badaling". Finalement, c'est facile et en plus, on arrive même à prendre le 919 express.
Une bonne heure plus tard, on arrive à Badaling. Des cars par dizaines, des touristes par centaines voire par milliers, des boutiques partout,... Un vrai cauchemar ! Stéphane part à la recherche du téléphérique. On joue les flemmards : montée directe jusqu'à la 8è tour nord. Mais même là, alors qu'il y a peu de monde dans le téléphérique, la grande muraille est envahie. On dirait le métro aux heures de pointe : une file ininterrompue de touristes de tout âge, du bébé au grand-père, qui montent, descendent, prennent des photos de la muraille, se prennent en photo, portent des T-shirt "I've climbed the great wall" comme un trophée... Tout ce qu'on aime. Stéphane s'aventure un peu au-delà de la 8è tour mais même là il y a du monde. C'est tellement différent de ce que j'ai vu il y a 8 ans : nous étions très peu nombreux. Une fois passée les premières tours, les grimpeurs se faisaient de plus en plus rare et tout en haut, nous étions quasiment seuls. La Grande muraille avait un côté majestueux, imposant. Là, elle perd tout son charme avec le flot de touristes. On descend assez rapidement en se faufilant comme on peut. A mi-parcours, ils ont installé une sorte de wagon de montagne russe, comme dans les fêtes foraines, qui permet de monter et descendre sans avoir à marcher. La queue est interminable... On poursuit à pied. Arrivés en bas, on trouve l'arrêt du bus 919. Manque de bol, celui que nous prenons n'est pas un epxress.
Nous retrouvons la porte Deshengmen. Pas très loin, en s'enfonçant vers le sud, on trouve le marché de Deshengmennei. C'est un étonnant marché semi-couvert de bouffe, de babioles pour la maison et de vêtements où les allées sont tellement larges que les gens font leurs courses en poussant leur vélo à la main. On décide ensuite d'aller au Tianyi Market sur Dianmenwaidajie. On arpente la multitude de stands fréquentés surtout par les jeunes et offrant des babioles en tout genre. Une foirfouille géante !
Retour à l'hôtel assez fatigués. Stéphane part explorer les rues environnantes et découvre plein de petits restos, de fast-food et un Haggen Dazs. On s'offre une glace pour terminer la soirée...
dimanche 21 septembre 2008
Un dimanche aux courses
Dimanche 21 septembre
Ce matin, le temps est maussade. Le ciel est bas, tout gris. Ca ne nous motive pas trop pour bouger. On traine un peu à la chambre. J'en profite pour rattraper mon retard d'écriture. Vers midi, on prend le métro pour la "rue du thé de Maliando". En fait, c'est loin de la station de métro Changchunjie, au sud-ouest de la ville, et on galère un peu pour trouver notre chemin mais on commence à maitriser un peu mieux les trajets en bus et on arrive à bon port. Une multitude de boutiques et un centre commercial sont consacrés au thé sous toutes ses formes. Dans le centre, le nombre de boutiques nous laisse tout d'abord perplexes. Puis, on trouve notre bonheur. Nous avons le droit à une "cérémonie" du thé et à une dégustation. On regarde, on sent, on goute, on craque,... Le temps passe... Quand on ressort du centre, il pleut des cordes. On attrape un taxi pour retourner voir le quartier de Qianmen de jour, en esperant que la pluie cesse. Mais elle a décidé de ne pas nous laisser un moment de répit. On s'engouffre chez Zhangyiyuan, l'un des plus anciens et vénérables magasins de thé de la ville. Là encore, on craque...
Face à la pluie incessante, on s'offre une petite pause au sec à l'hôtel avant de repartir vers le nord à Chaoyangmen. Nous allons faire un tour dans une boutique connue de matériel informatique. Rien de vraiment intéressant pour nous. On dîne dans le quartier dans un charmant restaurant taiwanais, l'Alexander Creek Park, où la cuisine est délicieuse. On se régale les papilles...
Retour à la chambre, toujours sous la pluie, Stéphane se régale en regardant Didier...
Ce matin, le temps est maussade. Le ciel est bas, tout gris. Ca ne nous motive pas trop pour bouger. On traine un peu à la chambre. J'en profite pour rattraper mon retard d'écriture. Vers midi, on prend le métro pour la "rue du thé de Maliando". En fait, c'est loin de la station de métro Changchunjie, au sud-ouest de la ville, et on galère un peu pour trouver notre chemin mais on commence à maitriser un peu mieux les trajets en bus et on arrive à bon port. Une multitude de boutiques et un centre commercial sont consacrés au thé sous toutes ses formes. Dans le centre, le nombre de boutiques nous laisse tout d'abord perplexes. Puis, on trouve notre bonheur. Nous avons le droit à une "cérémonie" du thé et à une dégustation. On regarde, on sent, on goute, on craque,... Le temps passe... Quand on ressort du centre, il pleut des cordes. On attrape un taxi pour retourner voir le quartier de Qianmen de jour, en esperant que la pluie cesse. Mais elle a décidé de ne pas nous laisser un moment de répit. On s'engouffre chez Zhangyiyuan, l'un des plus anciens et vénérables magasins de thé de la ville. Là encore, on craque...
Face à la pluie incessante, on s'offre une petite pause au sec à l'hôtel avant de repartir vers le nord à Chaoyangmen. Nous allons faire un tour dans une boutique connue de matériel informatique. Rien de vraiment intéressant pour nous. On dîne dans le quartier dans un charmant restaurant taiwanais, l'Alexander Creek Park, où la cuisine est délicieuse. On se régale les papilles...
Retour à la chambre, toujours sous la pluie, Stéphane se régale en regardant Didier...
samedi 20 septembre 2008
La Cité interdite et ses jardins
Samedi 20 septembre
Ca y est, aujourd'hui on se lance : direction la Cité interdite...
Que raconter ? Tout a été déjà été dit sur ce lieu mythique. Quelques mots tout de même.
Yongle, de la dynastie Ming, ordonna la construction de la résidence impériale (1406-1420) en mobilisant un million de travailleurs. Pour montrer la puissance et la richesse de l'empereur tout en reconnaissant l'infériorité des humains face aux dieux, elle comporte 9999 salles soit une de moins que le palais céleste de l'empereur de Jade. Les 800 bâtiments sont répartis sur 72 ha. La plupart des monuments visibles aujourd'hui sont postérieurs au XVIIIè siècle. La Cité, bâtie en bois, a souvent souffert des incendies, dont 6 grands sinistres qui ont réduit à néant certains bâtiments. La Cité interdite a été la résidence de 14 empereurs Ming et 10 souverains Qing. Nombreux sont ceux qui se sont laisser griser par la magnificence du palais au détriment de leur rôle politique et peu soucieux du peuple. Ainsi, pendant 5 siècles, les murs et les douves de la Cité ont séparé l'empereur du peuple. Admirablement conservé, le palais a été ouvert au public pour la première fois en 1949. Il y a 8 ans encore, les caisses étaient différenciées pour les touristes et les locaux. Aujourd'hui, tout le monde paye le même tarif, aligné sur celui des touristes. C'est ça l'ouverture au marché !!!
Comme on s'y attendait, les touristes sont au rendez-vous en nombre... J'ai gardé dans la tête l'image d'une Cité interdite quasi déserte. Le changement est saisissant. Là encore, les touristes s'agglutinent pour apercevoir l'intérieur des palais. C'est fatigant. Heureusement, dès qu'on quitte l'axe nord-sud en s'éparpillant dans les palais latéraux, il y a moins de monde. De nouvelles salles ont été ouvertes et aménagées en musée thématique. La Cité est impressionnante par ses dimensions. On marche de cour en cour, de palais en palais à travers les multiples passages et portes. Après le côté rectiligne de la Cité, le jardin impérial offre une vision différente du monde des empereurs, plus frivole, plus léger et agréable. Mais il est envahi de tellement de monde qu'il est difficile d'y voir quelque chose et d'en profiter.
On ressort par la porte Nord pour se rendre au parc Beihai, véritable poumon vert de Pékin. Le parc a été conçu au XIIè siècle pour l'agrément des seigneurs mongols. Avec les autres lacs, il formait un immense "parc interdit", à la lisière de la Cité. Ouvert au public en 1924, il est aujourd'hui un des lieux de promenade préférés des Pékinois. Au centre du parc, l'île des Hortensias, promontoire artificiel où trône un insolite dagoba blanc de style tibétain (1651), permet d'avoir une belle vue sur les lacs. Stéphane grimpe pendant que je l'attends au bord de l'eau. De petits bateaux glissent sur l'eau. Le lac est recouvert de fleurs de lotus. C'est beau et impressionnant.
Avant que le soleil ne se couche, on file au parc Jingshan connu aussi sous le nom de parc de la colline de charbon. Situé juste en face de la porte Nord de la Cité interdite, la colline formée à partir de la terre sortie lors du creusement des douves, offre une belle vue sur les toits dorés de la Cité. Malgré la fatigue, on grimpe jusqu'en haut mais la météo a décidé de ne pas être très clémente. On ne voit pas bien loin, le ciel est gris et brumeux. Dommage !
Avant de rentrer à l'hôtel, on décide de faire un saut au "Silk market" dans le quartier de Yonganli. Anciennement connu sous le nom de rue de la soie, il a été transformé en centre commercial où les cars déversent leur flot de touristes. On trouve de tout et n'importe quoi. Nous sommes déçus et repartons à l'hôtel bredouilles et fatigués. De dépit, nous n'avons pas la force de chercher un chouette endroit pour dîner et nous entrons dans le premier MacDo venu.
Ca y est, aujourd'hui on se lance : direction la Cité interdite...
Que raconter ? Tout a été déjà été dit sur ce lieu mythique. Quelques mots tout de même.
Yongle, de la dynastie Ming, ordonna la construction de la résidence impériale (1406-1420) en mobilisant un million de travailleurs. Pour montrer la puissance et la richesse de l'empereur tout en reconnaissant l'infériorité des humains face aux dieux, elle comporte 9999 salles soit une de moins que le palais céleste de l'empereur de Jade. Les 800 bâtiments sont répartis sur 72 ha. La plupart des monuments visibles aujourd'hui sont postérieurs au XVIIIè siècle. La Cité, bâtie en bois, a souvent souffert des incendies, dont 6 grands sinistres qui ont réduit à néant certains bâtiments. La Cité interdite a été la résidence de 14 empereurs Ming et 10 souverains Qing. Nombreux sont ceux qui se sont laisser griser par la magnificence du palais au détriment de leur rôle politique et peu soucieux du peuple. Ainsi, pendant 5 siècles, les murs et les douves de la Cité ont séparé l'empereur du peuple. Admirablement conservé, le palais a été ouvert au public pour la première fois en 1949. Il y a 8 ans encore, les caisses étaient différenciées pour les touristes et les locaux. Aujourd'hui, tout le monde paye le même tarif, aligné sur celui des touristes. C'est ça l'ouverture au marché !!!
Comme on s'y attendait, les touristes sont au rendez-vous en nombre... J'ai gardé dans la tête l'image d'une Cité interdite quasi déserte. Le changement est saisissant. Là encore, les touristes s'agglutinent pour apercevoir l'intérieur des palais. C'est fatigant. Heureusement, dès qu'on quitte l'axe nord-sud en s'éparpillant dans les palais latéraux, il y a moins de monde. De nouvelles salles ont été ouvertes et aménagées en musée thématique. La Cité est impressionnante par ses dimensions. On marche de cour en cour, de palais en palais à travers les multiples passages et portes. Après le côté rectiligne de la Cité, le jardin impérial offre une vision différente du monde des empereurs, plus frivole, plus léger et agréable. Mais il est envahi de tellement de monde qu'il est difficile d'y voir quelque chose et d'en profiter.
On ressort par la porte Nord pour se rendre au parc Beihai, véritable poumon vert de Pékin. Le parc a été conçu au XIIè siècle pour l'agrément des seigneurs mongols. Avec les autres lacs, il formait un immense "parc interdit", à la lisière de la Cité. Ouvert au public en 1924, il est aujourd'hui un des lieux de promenade préférés des Pékinois. Au centre du parc, l'île des Hortensias, promontoire artificiel où trône un insolite dagoba blanc de style tibétain (1651), permet d'avoir une belle vue sur les lacs. Stéphane grimpe pendant que je l'attends au bord de l'eau. De petits bateaux glissent sur l'eau. Le lac est recouvert de fleurs de lotus. C'est beau et impressionnant.
Avant que le soleil ne se couche, on file au parc Jingshan connu aussi sous le nom de parc de la colline de charbon. Situé juste en face de la porte Nord de la Cité interdite, la colline formée à partir de la terre sortie lors du creusement des douves, offre une belle vue sur les toits dorés de la Cité. Malgré la fatigue, on grimpe jusqu'en haut mais la météo a décidé de ne pas être très clémente. On ne voit pas bien loin, le ciel est gris et brumeux. Dommage !
Avant de rentrer à l'hôtel, on décide de faire un saut au "Silk market" dans le quartier de Yonganli. Anciennement connu sous le nom de rue de la soie, il a été transformé en centre commercial où les cars déversent leur flot de touristes. On trouve de tout et n'importe quoi. Nous sommes déçus et repartons à l'hôtel bredouilles et fatigués. De dépit, nous n'avons pas la force de chercher un chouette endroit pour dîner et nous entrons dans le premier MacDo venu.
vendredi 19 septembre 2008
Tiantan Gonyuan, vers les cieux
Vendredi 19 septembre
La fatigue se fait sentir, on se réveille plus tard que d'habitude. Aujourd'hui, visite du Temple du Ciel. C'est pratique, c'est à 2 stations de métro de notre hôtel. Devenu le symbole de Pékin, le site est malheureusement envahi par une foule de touristes. J'avais gardé le souvenir d'un site si agréable... Là, c'est vraiment l'équivalent du Mont saint Michel en plein été !!! Les Pékinois semblent avoir déserté le parc. Situé dans l'axe sud de la Cité Interdite, c'est dans ce temple, érigé en 1420, que le fils du Ciel, l'empereur, célébrait les rites solennels pour obtenir de bonnes moissons, solliciter la clémence divine et expier les pechés du peuple. Ces cérémonies, célébrées probablement depuis 2600 av J.C., ont eu un rôle important jusqu'au début du XXè siècle. L'ensemble a été construit pour flatter le regard des dieux. Vus du ciel, les temples sont ronds sur des terrasses carrées, reflétant ainsi l'ancienne croyance chinoise que le ciel est rond et la terre carré. Le temple de la Prière pour les bonnes moissons a été complètement rénovées en 2004-2006 mais l'intérieur ne se visite toujours pas. Les touristes s'agglutinent sur la barrière qui permet d'entrevoir le splendide plafond. Seul le Palais de l'abstinence, où l'empereur venait s'isoler avant de célébrer les cérémonies, est épargné par le flux touristique. L'endroit mérite le petit écart, à l'ouest, du chemin tout tracé des visites, d'autant plus que pour le rejoindre, nous traversons le Jardin des 100 roses...
En sortant du parc, à la porte Est, une "salle de sport" en plein air ouverte à tous. Au milieu des arbres, des installations sportives permettent de s'entrainer. L'idée est simple, très certainement peu onéreuse et fort judicieuse pour que les Pékinois fassent du sport. Il parait que le sport, c'est la santé ! Que font nos élus ? A quand la même chose à Paris ?
De l'autre côté de la rue, le Hongqiao Market, transformé aujourd'hui en building de 5 étages, nous ouvre ses portes... Des étalages de divers matériels techniques, de fringues, d'artisanat local, de sacs,... Le marché est surtout connu comme le marché aux perles de Pékin avec ses perles aux kilomètres. Stéphane se prend au jeu du marchandage, absolument indispensable ici : diviser par 2 ou 4 le prix annoncé ! On achète quelques babioles avant de remonter vers le Nord.
Nous rejoignons le quartier animé de Wangfujing à la recherche du Mégabite pour manger. Nous arpentons l'Oriental Plaza, l'un des plus énormes complexes commerciaux de la capitale. Sa construction a duré plusieurs années car elle a été interrompue par de multiples péripéties allant de la découvert de vestiges archéologiques à un énorme scandale de corruption. Il abrite 8 tours de bureaux, quatre d'appartements, l'hôtel Grand Hyatt Beijing et un immense centre commercial de luxe. Au sous-sol, nous trouvons le Megabite, renommé Food Republic. Le principe : acheter une carte que l'on crédite de la somme voulue puis choisir dans les multiples stands de bouffe les plats de notre choix en payant avec la carte. On rentre tranquillement à pied à notre hôtel où nous regardons le téléfilm "Nuit noire" sur la nuit du 17 octobre 1961. L'Histoire et ses faces sombres cachées, cette guerre encore si peu racontée. La transition avec le luxe des centres commerciaux est pour le moins étrange...
La fatigue se fait sentir, on se réveille plus tard que d'habitude. Aujourd'hui, visite du Temple du Ciel. C'est pratique, c'est à 2 stations de métro de notre hôtel. Devenu le symbole de Pékin, le site est malheureusement envahi par une foule de touristes. J'avais gardé le souvenir d'un site si agréable... Là, c'est vraiment l'équivalent du Mont saint Michel en plein été !!! Les Pékinois semblent avoir déserté le parc. Situé dans l'axe sud de la Cité Interdite, c'est dans ce temple, érigé en 1420, que le fils du Ciel, l'empereur, célébrait les rites solennels pour obtenir de bonnes moissons, solliciter la clémence divine et expier les pechés du peuple. Ces cérémonies, célébrées probablement depuis 2600 av J.C., ont eu un rôle important jusqu'au début du XXè siècle. L'ensemble a été construit pour flatter le regard des dieux. Vus du ciel, les temples sont ronds sur des terrasses carrées, reflétant ainsi l'ancienne croyance chinoise que le ciel est rond et la terre carré. Le temple de la Prière pour les bonnes moissons a été complètement rénovées en 2004-2006 mais l'intérieur ne se visite toujours pas. Les touristes s'agglutinent sur la barrière qui permet d'entrevoir le splendide plafond. Seul le Palais de l'abstinence, où l'empereur venait s'isoler avant de célébrer les cérémonies, est épargné par le flux touristique. L'endroit mérite le petit écart, à l'ouest, du chemin tout tracé des visites, d'autant plus que pour le rejoindre, nous traversons le Jardin des 100 roses...
En sortant du parc, à la porte Est, une "salle de sport" en plein air ouverte à tous. Au milieu des arbres, des installations sportives permettent de s'entrainer. L'idée est simple, très certainement peu onéreuse et fort judicieuse pour que les Pékinois fassent du sport. Il parait que le sport, c'est la santé ! Que font nos élus ? A quand la même chose à Paris ?
De l'autre côté de la rue, le Hongqiao Market, transformé aujourd'hui en building de 5 étages, nous ouvre ses portes... Des étalages de divers matériels techniques, de fringues, d'artisanat local, de sacs,... Le marché est surtout connu comme le marché aux perles de Pékin avec ses perles aux kilomètres. Stéphane se prend au jeu du marchandage, absolument indispensable ici : diviser par 2 ou 4 le prix annoncé ! On achète quelques babioles avant de remonter vers le Nord.
Nous rejoignons le quartier animé de Wangfujing à la recherche du Mégabite pour manger. Nous arpentons l'Oriental Plaza, l'un des plus énormes complexes commerciaux de la capitale. Sa construction a duré plusieurs années car elle a été interrompue par de multiples péripéties allant de la découvert de vestiges archéologiques à un énorme scandale de corruption. Il abrite 8 tours de bureaux, quatre d'appartements, l'hôtel Grand Hyatt Beijing et un immense centre commercial de luxe. Au sous-sol, nous trouvons le Megabite, renommé Food Republic. Le principe : acheter une carte que l'on crédite de la somme voulue puis choisir dans les multiples stands de bouffe les plats de notre choix en payant avec la carte. On rentre tranquillement à pied à notre hôtel où nous regardons le téléfilm "Nuit noire" sur la nuit du 17 octobre 1961. L'Histoire et ses faces sombres cachées, cette guerre encore si peu racontée. La transition avec le luxe des centres commerciaux est pour le moins étrange...
jeudi 18 septembre 2008
Des temps anciens aux précurseurs de demain
Jeudi 18 septembre
En route pour le Palais d'Ete, au nord Ouest de Pékin. C'est ici que la famille impériale venait fuit la chaleur du centre ville l'été. Le "Jardin de tous les jardins" a été aménagée autour de plusieurs lacs aux XVIIè et XVIIIè siècles, notamment par l'empereur Qianlong. Endommagé sévèrement pendant la seconde guerre de l'Opium (1856-1860) par les forces franco-anglaises, qui voulaient forcer l'empire du Milieu à ouvrir son marché (déjà !!!), il fut restauré à partir de 1878 par l'impératrice Cixi (1835-1908) en utilisant les crédits alloués pour bâtir une flotte moderne. Pas très efficace pour contrer en 1900 les forces occidentales qui brulèrent à nouveau le Palais pour venger les victimes de la révolte des Boxers. Cixi le fit reconstruire, avant que sa dynastie ne soit renversée. Il est converti en jardin public en 1923. Même si aujourd'hui, l'ensemble donne l'impression d'un parc conçu pour l'agrément de l'impératrice où aucun élément n'a été placé au hasard, le Palais d'Eté eut une fonction politique.
Aujourd'hui, le site gigantesque offre un moment très agréable : pont aux 17 arches, pavillon des Fragrances bouddhiques, galerie couverte de 700m pour circuler entre les édifices, palais de la Joie et de la Longévité, palais des Nuages ordonnés, promenade en bateau sur l'immense lac Kunming, balade sur la colline de la Longévité,... On se promène à travers les multiples édifices. Les marches sont nombreuses, mais une fois grimpées, la vue sur le lac est splendide. Malheureusement, le site est envahi par les touristes. On essaie de quitter un peu les sentiers battus pour s'enfoncer dans les jardins. On visite également la rue de Suzhou, sorte de canal bordé de boutiques, jadis réservée à l'empereur et rebâtie aujourd'hui dans le style Ming. Joli mais un peu kitsch !!!
On quitte la cohue du Palais pour partir complètement à l'Est de Pékin. Notre parcours en taxi nous permet de voir le nord de la ville et la zone olympique. En chemin, on aperçoit le stade olympique !
Nous rejoignons la Factory 798. Ce nouvel espace artistique est impressionnant. Les bâtiments, de style Bauhaus, sont ceux d'une ancienne usine des années 1950. Après avoir produit du matériel électronique, l'usine ferme quand l'urbanisation croissante du centre-ville repousse le secteur industriel à l'extérieur. En 2002, des artistes pékinois décide d'investir les lieux en laissant l'extérieur des bâtiments intacts et en travaillant sur l'intérieur. La Factory 798 abrite aujourd'hui des dizaines de galeries, des centres culturels, des restaurants, des cafés,... Artistes les plus créatifs et collectionneurs s'y retrouvent et la foule absente. Certains sont inquiets de son devenir, notamment après les JO. Le lieu pourrait bien intéresser les promoteurs pour en faire des bureaux ou des logements de luxe, sauf si les JO assurent sa renommée...
Nous visitons plusieurs lieux intéressants. L'UCCA offre une juxtaposition d'œuvres contemporaines très différentes avec des installations rigolotes : une sorte de long tunnel/toboggan dans lequel sont installés des dizaines de TV, un panier de basket mouvant,... La Paris-Beijing Photo Gallery présente une série de photos de paysages contrastés par des figures féminines de mode. Nous finissons la soirée en dinant dans un très joli restaurant avant de regagner notre hôtel en traversant le quartier des ambassades en bus.
En route pour le Palais d'Ete, au nord Ouest de Pékin. C'est ici que la famille impériale venait fuit la chaleur du centre ville l'été. Le "Jardin de tous les jardins" a été aménagée autour de plusieurs lacs aux XVIIè et XVIIIè siècles, notamment par l'empereur Qianlong. Endommagé sévèrement pendant la seconde guerre de l'Opium (1856-1860) par les forces franco-anglaises, qui voulaient forcer l'empire du Milieu à ouvrir son marché (déjà !!!), il fut restauré à partir de 1878 par l'impératrice Cixi (1835-1908) en utilisant les crédits alloués pour bâtir une flotte moderne. Pas très efficace pour contrer en 1900 les forces occidentales qui brulèrent à nouveau le Palais pour venger les victimes de la révolte des Boxers. Cixi le fit reconstruire, avant que sa dynastie ne soit renversée. Il est converti en jardin public en 1923. Même si aujourd'hui, l'ensemble donne l'impression d'un parc conçu pour l'agrément de l'impératrice où aucun élément n'a été placé au hasard, le Palais d'Eté eut une fonction politique.
Aujourd'hui, le site gigantesque offre un moment très agréable : pont aux 17 arches, pavillon des Fragrances bouddhiques, galerie couverte de 700m pour circuler entre les édifices, palais de la Joie et de la Longévité, palais des Nuages ordonnés, promenade en bateau sur l'immense lac Kunming, balade sur la colline de la Longévité,... On se promène à travers les multiples édifices. Les marches sont nombreuses, mais une fois grimpées, la vue sur le lac est splendide. Malheureusement, le site est envahi par les touristes. On essaie de quitter un peu les sentiers battus pour s'enfoncer dans les jardins. On visite également la rue de Suzhou, sorte de canal bordé de boutiques, jadis réservée à l'empereur et rebâtie aujourd'hui dans le style Ming. Joli mais un peu kitsch !!!
On quitte la cohue du Palais pour partir complètement à l'Est de Pékin. Notre parcours en taxi nous permet de voir le nord de la ville et la zone olympique. En chemin, on aperçoit le stade olympique !
Nous rejoignons la Factory 798. Ce nouvel espace artistique est impressionnant. Les bâtiments, de style Bauhaus, sont ceux d'une ancienne usine des années 1950. Après avoir produit du matériel électronique, l'usine ferme quand l'urbanisation croissante du centre-ville repousse le secteur industriel à l'extérieur. En 2002, des artistes pékinois décide d'investir les lieux en laissant l'extérieur des bâtiments intacts et en travaillant sur l'intérieur. La Factory 798 abrite aujourd'hui des dizaines de galeries, des centres culturels, des restaurants, des cafés,... Artistes les plus créatifs et collectionneurs s'y retrouvent et la foule absente. Certains sont inquiets de son devenir, notamment après les JO. Le lieu pourrait bien intéresser les promoteurs pour en faire des bureaux ou des logements de luxe, sauf si les JO assurent sa renommée...
Nous visitons plusieurs lieux intéressants. L'UCCA offre une juxtaposition d'œuvres contemporaines très différentes avec des installations rigolotes : une sorte de long tunnel/toboggan dans lequel sont installés des dizaines de TV, un panier de basket mouvant,... La Paris-Beijing Photo Gallery présente une série de photos de paysages contrastés par des figures féminines de mode. Nous finissons la soirée en dinant dans un très joli restaurant avant de regagner notre hôtel en traversant le quartier des ambassades en bus.
mercredi 17 septembre 2008
Qianmen, la rénovation à la mode pékinoise
Mercredi 17 septembre
Ce matin, Stéphane fait un petit tour dans les hutongs et récupère au passage notre linge. Hier, nous avons trouvé une laverie. Je passe les contingences matérielles mais ras le bol de laver à la main depuis 2 mois nos rares vêtements.
Aujourd'hui encore, nous changeons de quartier. Direction le Novotel XinQiao au pied du métro Chongwenmen, au sud-est de la Cité Interdite. On s'installe dans notre chambre en ayant la chance d'être surclassé : grand confort et accès aux salons privés. En début d'après-midi, on part visiter le vieux quartier de Liulichang. Les boutiques, fréquentées par les élites sous les dynasties Ming et Qing, regorgent aujourd'hui d'articles pour touristes. La rue a été refaite, toute propre. Au milieu de ce bazar, quelques anciennes boutiques, certaines présentes depuis plus d'un siècle, offrent des articles de qualité : rouleaux, estampes, encres et surtout pinceaux pour la calligraphie. On s'enfonce dans les ruelles environnantes, la vie des hutongs, plus calme, réapparait. En arrivant vers Qianmen, la foule et les boutiques à touristes ressurgissent. On file au tout proche Beijing Urban Planning Exhibition Center. Je ne peux pas ne pas y aller ;) Le musée est flambant neuf, moderne en verre et béton. Il retrace l'évolution de la planification urbaine de la ville, en évoquant des thèmes comme les transports, l'environnement ou la politique de conservation des sites anciens. Intéressant mais la plupart des commentaires sont en chinois : pas très facile à comprendre !!! Le principal point d'intérêt est la maquette de Pékin qui s'impose sur 300 m2. L'espace situé à l'intérieur du 4è périphérique de Pékin est reproduit avec une précision et un réalisme époustouflants : rues, immeubles, jardins,... Les lieux visités sont facilement reconnaissables. La maquette est entourée de 1000 m2 de photos aériennes qui permettent de prendre la mesure du gigantisme de Pékin !
On s'accorde une petite pause gouter le long de la Cité interdite, en remontant en bus la place Tiananmen, avant de redescendre à Qianmen. On s'enfile dans la rue Dazhalan, bordées de nombreuses enseignes célèbres et centenaires. La nuit tombe déjà. On visite le Daguan Lou, le plus vieux cinéma de Pékin. On s'arrête chez Neiliansheng, auguste fabricant de chaussures chinoises. Je craque... On déambule, la rue s'anime. La pharmacie Tongrentang, la plus vieille de Pékin (300 ans) est déjà fermée. Dommage, il faudra qu'on revienne ! On continue vers la rue Qianmen. Pour les JO, l'axe a été entièrement refait : une grande rue pavée piétonne, des éclairages modernes, des voies de tramway,... Ca donne presqu'un petit air de Disneyland ! Les façades ont été complètement rénovées, à se demander si elles n'ont pas été reconstruites. Les éclairages donnent une douce lumière. Les intérieurs sont vides, parfois encore en travaux. C'est étrange, c'est comme si tout avait du être fini avant les JO, au moins en façade. Les ruelles entre les bâtiments sont fermées par des trompes l'oeil et les passages, tous interdits, sont gardés par la police. Plein de gens sont dans la rue et semblent attendre quelque chose. De nombreux photographes, avec leurs pieds photo, pointent leurs objectifs au-dessus de la porte du Devant, qui borde la place Tiananmen au sud. C'est curieux, on s'interroge. On finit par comprendre qu'il doit se passer un événement, certainement pour la fin des Jeux paralympiques. On essaie de remonter vers le début de la rue et on s'aperçoit que la place Qianmen est fermée par un cordon de policiers. Du coup, on décide de manger dans un des rares lieux ouverts, une sorte de petit resto spécialisé dans les raviolis. Puis, on remonte la rue Dazhalan dans l'autre sens à la recherche d'une sation de métro, en profitant des magasins encore ouvert. Tout d'un coup, un grand bruit se fait entendre. Dans un mouvement de précipitation, tout le monde court vers Qianmen. Le feu d'artifice, tiré depuis la place Tiananmen, illumine la rue et les bâtiments. C'est beau. Le feu d'artifice terminé, on essaie de rentrer. Pas simple, la rue n'est toujours pas réouverte. Seule passage possible, remonter à nouveau la rue Dazhalan. Arrivés au métro, la station est fermée. Dans la cohue, on réussit à attraper un bus, plein à craquer, qui nous dépose au pied de l'hôtel.
Ce matin, Stéphane fait un petit tour dans les hutongs et récupère au passage notre linge. Hier, nous avons trouvé une laverie. Je passe les contingences matérielles mais ras le bol de laver à la main depuis 2 mois nos rares vêtements.
Aujourd'hui encore, nous changeons de quartier. Direction le Novotel XinQiao au pied du métro Chongwenmen, au sud-est de la Cité Interdite. On s'installe dans notre chambre en ayant la chance d'être surclassé : grand confort et accès aux salons privés. En début d'après-midi, on part visiter le vieux quartier de Liulichang. Les boutiques, fréquentées par les élites sous les dynasties Ming et Qing, regorgent aujourd'hui d'articles pour touristes. La rue a été refaite, toute propre. Au milieu de ce bazar, quelques anciennes boutiques, certaines présentes depuis plus d'un siècle, offrent des articles de qualité : rouleaux, estampes, encres et surtout pinceaux pour la calligraphie. On s'enfonce dans les ruelles environnantes, la vie des hutongs, plus calme, réapparait. En arrivant vers Qianmen, la foule et les boutiques à touristes ressurgissent. On file au tout proche Beijing Urban Planning Exhibition Center. Je ne peux pas ne pas y aller ;) Le musée est flambant neuf, moderne en verre et béton. Il retrace l'évolution de la planification urbaine de la ville, en évoquant des thèmes comme les transports, l'environnement ou la politique de conservation des sites anciens. Intéressant mais la plupart des commentaires sont en chinois : pas très facile à comprendre !!! Le principal point d'intérêt est la maquette de Pékin qui s'impose sur 300 m2. L'espace situé à l'intérieur du 4è périphérique de Pékin est reproduit avec une précision et un réalisme époustouflants : rues, immeubles, jardins,... Les lieux visités sont facilement reconnaissables. La maquette est entourée de 1000 m2 de photos aériennes qui permettent de prendre la mesure du gigantisme de Pékin !
On s'accorde une petite pause gouter le long de la Cité interdite, en remontant en bus la place Tiananmen, avant de redescendre à Qianmen. On s'enfile dans la rue Dazhalan, bordées de nombreuses enseignes célèbres et centenaires. La nuit tombe déjà. On visite le Daguan Lou, le plus vieux cinéma de Pékin. On s'arrête chez Neiliansheng, auguste fabricant de chaussures chinoises. Je craque... On déambule, la rue s'anime. La pharmacie Tongrentang, la plus vieille de Pékin (300 ans) est déjà fermée. Dommage, il faudra qu'on revienne ! On continue vers la rue Qianmen. Pour les JO, l'axe a été entièrement refait : une grande rue pavée piétonne, des éclairages modernes, des voies de tramway,... Ca donne presqu'un petit air de Disneyland ! Les façades ont été complètement rénovées, à se demander si elles n'ont pas été reconstruites. Les éclairages donnent une douce lumière. Les intérieurs sont vides, parfois encore en travaux. C'est étrange, c'est comme si tout avait du être fini avant les JO, au moins en façade. Les ruelles entre les bâtiments sont fermées par des trompes l'oeil et les passages, tous interdits, sont gardés par la police. Plein de gens sont dans la rue et semblent attendre quelque chose. De nombreux photographes, avec leurs pieds photo, pointent leurs objectifs au-dessus de la porte du Devant, qui borde la place Tiananmen au sud. C'est curieux, on s'interroge. On finit par comprendre qu'il doit se passer un événement, certainement pour la fin des Jeux paralympiques. On essaie de remonter vers le début de la rue et on s'aperçoit que la place Qianmen est fermée par un cordon de policiers. Du coup, on décide de manger dans un des rares lieux ouverts, une sorte de petit resto spécialisé dans les raviolis. Puis, on remonte la rue Dazhalan dans l'autre sens à la recherche d'une sation de métro, en profitant des magasins encore ouvert. Tout d'un coup, un grand bruit se fait entendre. Dans un mouvement de précipitation, tout le monde court vers Qianmen. Le feu d'artifice, tiré depuis la place Tiananmen, illumine la rue et les bâtiments. C'est beau. Le feu d'artifice terminé, on essaie de rentrer. Pas simple, la rue n'est toujours pas réouverte. Seule passage possible, remonter à nouveau la rue Dazhalan. Arrivés au métro, la station est fermée. Dans la cohue, on réussit à attraper un bus, plein à craquer, qui nous dépose au pied de l'hôtel.
mardi 16 septembre 2008
La joie des administrations !
Mardi 16 septembre
Réveil dans notre maison traditionnelle avec vue sur le jardin. Pour la deuxième fois en quatre jours, on file au Bureau de la Sécurité Publique pour prolonger nos visas. Dans un bâtiment très moderne avec des guichets partout, une foule de gens circule en tous sens. C'est comme à la Sécu, on doit prendre un ticket et attendre... Au guichet de renseignements n°38, un agent nous indique une autre agent qui parle anglais. Quelques brefs échanges de mots pour nous dire qu'un visa de transit n'est absolument pas prolongeable et que nous devons quitter le territoire avant jeudi... Nous tentons d'expliquer notre situation et ce que les services de l'ambassade de Chine à Oulan-Bator nous ont dit : rien à faire, "C'est votre problème" ! Elle ne nous écoute que d'une oreille et ne veut rien savoir. Je commence à paniquer. La seule solution qui se profile est d'acheter un nouveau billet car le notre n'est pas modifiable ou de payer une amende de 50 € par personne et par jour de dépassement du visa. On essaie plusieurs autres services, tous nous renvoient au guichet 38. Et, pas de chance, l'agent "porte de prison" ne bouge pas. Nous ne pouvons même pas essayer de nous adresser à quelqu'un d'autre car elle contrôle l'accès à tous les guichets "foreigners visas". On ne voit pas de solution. En Mongolie, certains nous ont conseillé de demander notre prolongation de visas ailleurs qu'à Pékin car c'est en général plus facile mais les délais sont trop courts pour envisager une telle solution. Stéphane suggère de nous rendre à l'ambassade de France. On attrape un taxi pour Sanlitun, le quartier des ambassades, où on arrive une petite demi-heure avant la fermeture de l'accueil du public à 13h. Une jeune femme nous écoute gentiment mais n'a aucune solution à nous proposer. Les règles d'attribution des visas changent tous les jours et les services de l'ambassade n'en sont pas avisés. Les villes les plus proches où l'on peut trouver un bureau de la Sécurité Publique sont à 1 heure de train ou 1h30 d'avion !!! Elle nous apprend juste que nous sommes tombés sur l'Agent qui met des bâtons dans les roues à tous les Français. Pas de bol ! Les autorités chinoises ne sont pas très compréhensives avec les Français en ce moment.
On attrape un taxi pour retourner au Bureau de la Sécurité Publique. L'empêcheuse de tourner en rond n'est plus là. On décide de tenter le coup. Je trouve une dame qui m'explique en anglais qu'il nous faut une copie de notre billet, un formulaire à remplir et... un formulaire d'enregistrement de l'hôtel. Stéphane file à l'hôtel où nous logerons à partir de demain pendant que je fais la queue. Mon tour arrive, Stéphane n'est pas revenu. Au guichet, je demande juste une prolongation de visa en donnant tous mes papiers mais le formulaire d'enregistrement manque. J'attends Stéphane discrètement à côté du guichet. Une bonne heure plus tard, il revient avec une attestation de paiement. Cela ne convient pas, il faut le formulaire d'enregistrement de l'hôtel où nous logeons ce soir. Le voilà reparti ! J'attends toujours sans quitter mon guichet et l'agent qui me semble compréhensible. Elle ne m'a pas envoyé sur les roses aux premiers mots, je prends ça comme un début de solution. Stéphane revient avec le papier miracle. Elle reprend notre dossier. Après plus de 2 heures à observer les procédures, quand je la vois tamponner le coin du formulaire, c'est un grand soulagement !!! Nous devons récupérer nos visas mardi prochain...
Cinq heures plus tard, on sort de ce maudit bureau, enfin rassurés mais épuisés.
En feuilletant nos guides, on trouve l'adresse d'une boulangerie à distance raisonnable à pied. Pour récupérer de nos émotions, on se pose un moment en se régalant d'un macaron aux framboises. Pas très loin, dans le quartier du Worker's stadium, je trouve un salon de beauté. Un truc de filles !!! Un énorme orage éclate, l'eau tombe en trombes. Stéphane patiente en prenant un apéro au resto du coin. On décide de rentrer vers notre hôtel car l'orage est toujours menaçant. Pekin sous l'orage, pas facile... On dine dans un charmant resto italien, le Luce, très bon mais genre nouvelle cuisine : les portions sont plus que réduites et le poisson de Stéphane est servi sans accompagnement ! On rentre chez nous en pouvant enfin imaginer sereinement le programme des jours à venir !
Réveil dans notre maison traditionnelle avec vue sur le jardin. Pour la deuxième fois en quatre jours, on file au Bureau de la Sécurité Publique pour prolonger nos visas. Dans un bâtiment très moderne avec des guichets partout, une foule de gens circule en tous sens. C'est comme à la Sécu, on doit prendre un ticket et attendre... Au guichet de renseignements n°38, un agent nous indique une autre agent qui parle anglais. Quelques brefs échanges de mots pour nous dire qu'un visa de transit n'est absolument pas prolongeable et que nous devons quitter le territoire avant jeudi... Nous tentons d'expliquer notre situation et ce que les services de l'ambassade de Chine à Oulan-Bator nous ont dit : rien à faire, "C'est votre problème" ! Elle ne nous écoute que d'une oreille et ne veut rien savoir. Je commence à paniquer. La seule solution qui se profile est d'acheter un nouveau billet car le notre n'est pas modifiable ou de payer une amende de 50 € par personne et par jour de dépassement du visa. On essaie plusieurs autres services, tous nous renvoient au guichet 38. Et, pas de chance, l'agent "porte de prison" ne bouge pas. Nous ne pouvons même pas essayer de nous adresser à quelqu'un d'autre car elle contrôle l'accès à tous les guichets "foreigners visas". On ne voit pas de solution. En Mongolie, certains nous ont conseillé de demander notre prolongation de visas ailleurs qu'à Pékin car c'est en général plus facile mais les délais sont trop courts pour envisager une telle solution. Stéphane suggère de nous rendre à l'ambassade de France. On attrape un taxi pour Sanlitun, le quartier des ambassades, où on arrive une petite demi-heure avant la fermeture de l'accueil du public à 13h. Une jeune femme nous écoute gentiment mais n'a aucune solution à nous proposer. Les règles d'attribution des visas changent tous les jours et les services de l'ambassade n'en sont pas avisés. Les villes les plus proches où l'on peut trouver un bureau de la Sécurité Publique sont à 1 heure de train ou 1h30 d'avion !!! Elle nous apprend juste que nous sommes tombés sur l'Agent qui met des bâtons dans les roues à tous les Français. Pas de bol ! Les autorités chinoises ne sont pas très compréhensives avec les Français en ce moment.
On attrape un taxi pour retourner au Bureau de la Sécurité Publique. L'empêcheuse de tourner en rond n'est plus là. On décide de tenter le coup. Je trouve une dame qui m'explique en anglais qu'il nous faut une copie de notre billet, un formulaire à remplir et... un formulaire d'enregistrement de l'hôtel. Stéphane file à l'hôtel où nous logerons à partir de demain pendant que je fais la queue. Mon tour arrive, Stéphane n'est pas revenu. Au guichet, je demande juste une prolongation de visa en donnant tous mes papiers mais le formulaire d'enregistrement manque. J'attends Stéphane discrètement à côté du guichet. Une bonne heure plus tard, il revient avec une attestation de paiement. Cela ne convient pas, il faut le formulaire d'enregistrement de l'hôtel où nous logeons ce soir. Le voilà reparti ! J'attends toujours sans quitter mon guichet et l'agent qui me semble compréhensible. Elle ne m'a pas envoyé sur les roses aux premiers mots, je prends ça comme un début de solution. Stéphane revient avec le papier miracle. Elle reprend notre dossier. Après plus de 2 heures à observer les procédures, quand je la vois tamponner le coin du formulaire, c'est un grand soulagement !!! Nous devons récupérer nos visas mardi prochain...
Cinq heures plus tard, on sort de ce maudit bureau, enfin rassurés mais épuisés.
En feuilletant nos guides, on trouve l'adresse d'une boulangerie à distance raisonnable à pied. Pour récupérer de nos émotions, on se pose un moment en se régalant d'un macaron aux framboises. Pas très loin, dans le quartier du Worker's stadium, je trouve un salon de beauté. Un truc de filles !!! Un énorme orage éclate, l'eau tombe en trombes. Stéphane patiente en prenant un apéro au resto du coin. On décide de rentrer vers notre hôtel car l'orage est toujours menaçant. Pekin sous l'orage, pas facile... On dine dans un charmant resto italien, le Luce, très bon mais genre nouvelle cuisine : les portions sont plus que réduites et le poisson de Stéphane est servi sans accompagnement ! On rentre chez nous en pouvant enfin imaginer sereinement le programme des jours à venir !
lundi 15 septembre 2008
Des tours modernes aux hutongs, un Pékin de contrastes
Lundi 15 septembre
Difficile de se réveiller ce matin. Vers midi, on quitte notre hôtel Mercure pour le Bamboo Garden hotel dans le quartier de Shishashai au nord-ouest de la Cité Interdite. Nous sommes dans une maison traditionnelle (siheyuan) réaménagée en hôtel. Les chambres sont disposées autour d'un jardin central très agréable. La déco est traditionnelle, dans les chambres comme à l'extérieur. L'endroit est très calme, reposant.
Nous partons ensuite nous promener. Nous sommes dans un quartier de hutongs, ces ruelles étroites du vieux Pékin bordées par des siheyuan. La maison traditionnelle est bâtie en briques peintes en gris et en bois laqué rouge, avec des pièces carrés qui s'organisent autour d'une ou plusieurs cours successives et d'une porte orientée au nord. Les hutongs ont été aménagées au cours des dynasties Ming et Qing à partir du XVè siècle. Il y en a eu jusqu'à 6000, chacune ayant son histoire, son atmosphère. Aujourd'hui, une majeure partie des hutongs a été détruite pour laisser place à des avenues toujours plus larges et des immeubles toujours plus hauts. Il en resterait moins de 1500. Leur disparition s'accélère et elles connaissent un retour en vogue auprès des intellectuels et des artistes. Certains les comparent même à des quartiers en voie de "boboïsation". Le contraste est flagrant entre les quartiers commerçants ultra modernes et ces quartiers traditionnels, où le confort est absent et les conditions de vie précaires.
Nous rejoignons les lacs Qianhai, Houhai, Xihai, appelés communément Shishahai ("lacs des dix monastères"). La promenade sur les berges est fort agréable à cette heure. Nous traversons le mythique pont Yinding Qiao (du Lingot d'argent) qui sépare les lacs. On marche un petit moment au bord du lac et dans les ruelles environnantes avant d'aller visiter le palais du Prince Guong. D'une surface de 6 ha, il est composé d'une succession de bâtiments et de cours avec un grand jardin de rocs et de bambous et de pièces d'eau. Il donne un aperçu de la façon dont vivait la famille impériale sur la fin de la dynastie Qing. Le lieu est malheureusement très prisé des touristes et un peu bondé à cette heure.
On passe la fin d'après-midi à la terrasse d'un café au bord du lac à éplucher nos guides. L'autre soir, dans une librairie sur Wangfujing, nous avons acheté le "Pékin en poche", une super trouvaille qui va nous faciliter la vie ici.
Nous dinons d'ailleurs dans une des adresses conseillées : le Noname restaurant, un restaurant de cuisine du Hunan. Le cadre est très sympa, à l'écart de l'agitation des lacs, et la cuisine est délicieuse. On se régale.
En fin de soirée, on se promène autour du lac où l'animation est autant sur les bords que dans l'eau. A la tombée de la nuit, les bateaux sortent en nombre, éclairés pas des lanternes rouges. Et les embouteillages fleurissent au pont du lingot d'argent, tellement le passage est étroit. Touristes, familles, amoureux,... se laissent glisser sur l'eau. Nous rejoignons notre chambre en déambulant dans les hutongs, dont certaines ont été tellement renovées pour les touristes que cela donne un air de décor de cinéma. Dommage !!!
Difficile de se réveiller ce matin. Vers midi, on quitte notre hôtel Mercure pour le Bamboo Garden hotel dans le quartier de Shishashai au nord-ouest de la Cité Interdite. Nous sommes dans une maison traditionnelle (siheyuan) réaménagée en hôtel. Les chambres sont disposées autour d'un jardin central très agréable. La déco est traditionnelle, dans les chambres comme à l'extérieur. L'endroit est très calme, reposant.
Nous partons ensuite nous promener. Nous sommes dans un quartier de hutongs, ces ruelles étroites du vieux Pékin bordées par des siheyuan. La maison traditionnelle est bâtie en briques peintes en gris et en bois laqué rouge, avec des pièces carrés qui s'organisent autour d'une ou plusieurs cours successives et d'une porte orientée au nord. Les hutongs ont été aménagées au cours des dynasties Ming et Qing à partir du XVè siècle. Il y en a eu jusqu'à 6000, chacune ayant son histoire, son atmosphère. Aujourd'hui, une majeure partie des hutongs a été détruite pour laisser place à des avenues toujours plus larges et des immeubles toujours plus hauts. Il en resterait moins de 1500. Leur disparition s'accélère et elles connaissent un retour en vogue auprès des intellectuels et des artistes. Certains les comparent même à des quartiers en voie de "boboïsation". Le contraste est flagrant entre les quartiers commerçants ultra modernes et ces quartiers traditionnels, où le confort est absent et les conditions de vie précaires.
Nous rejoignons les lacs Qianhai, Houhai, Xihai, appelés communément Shishahai ("lacs des dix monastères"). La promenade sur les berges est fort agréable à cette heure. Nous traversons le mythique pont Yinding Qiao (du Lingot d'argent) qui sépare les lacs. On marche un petit moment au bord du lac et dans les ruelles environnantes avant d'aller visiter le palais du Prince Guong. D'une surface de 6 ha, il est composé d'une succession de bâtiments et de cours avec un grand jardin de rocs et de bambous et de pièces d'eau. Il donne un aperçu de la façon dont vivait la famille impériale sur la fin de la dynastie Qing. Le lieu est malheureusement très prisé des touristes et un peu bondé à cette heure.
On passe la fin d'après-midi à la terrasse d'un café au bord du lac à éplucher nos guides. L'autre soir, dans une librairie sur Wangfujing, nous avons acheté le "Pékin en poche", une super trouvaille qui va nous faciliter la vie ici.
Nous dinons d'ailleurs dans une des adresses conseillées : le Noname restaurant, un restaurant de cuisine du Hunan. Le cadre est très sympa, à l'écart de l'agitation des lacs, et la cuisine est délicieuse. On se régale.
En fin de soirée, on se promène autour du lac où l'animation est autant sur les bords que dans l'eau. A la tombée de la nuit, les bateaux sortent en nombre, éclairés pas des lanternes rouges. Et les embouteillages fleurissent au pont du lingot d'argent, tellement le passage est étroit. Touristes, familles, amoureux,... se laissent glisser sur l'eau. Nous rejoignons notre chambre en déambulant dans les hutongs, dont certaines ont été tellement renovées pour les touristes que cela donne un air de décor de cinéma. Dommage !!!
dimanche 14 septembre 2008
Un dimanche aux puces
Dimanche 14 septembre
Ce matin, on opte pour le buffet du petit-déjeuner de l'hôtel. La salle de restaurant est joliment décorée et le buffet plein de bonnes choses. Des yaourts, 2 mois qu'on en a pas mangé...
Aujourd'hui, direction le marché aux puces de Panjiayuan. Là aussi, le marché a bien changé et on y accède même en métro. La halle existe toujours mais les étals d'antiquités et de "puces" à même le sol ont laissé place presque partout à des stands de babioles locales pour touristes. Il n'y a plus beaucoup d'authentique dans tout ça. Un café avec menu en anglais s'est même installé juste à côté avec des tables en extérieur, ce qui est assez rare ici. On arpente les allées, achetons quelques souvenirs. Nous partons encore plus au sud, à la recherche de lieux un peu moins touristiques, au marché aux oiseaux et aux poissons Huasheng Tianqiao. C'est ici que les Pékinois viennent acheter leur oiseaux dans de jolies cages en bambou. C'est, parait-il, un des rares rescapés des nombreux marchés en plein air que comptait Pékin même s'il a été déplacé en 2006. Le marché est un dédale de ruelles exposant poissons, tortues, oiseaux, plantes vertes,...
Retour vers le métro en tentant le bus. Pas trop mal pour une première fois. Ce soir, on reste au calme. Petit bain dans la piscine de l'hôtel, quelques courses au supermarché du coin et diner dans un "mac do" chinois dans le centre commercial voisin. Le nombre et la grandeur des "malls" sont impressionnants. Dans ce quartier, il y en a partout, plus haut les uns que les autres, abritant les marques les plus connues de la planète. On en visite un mais l'étendue des rayons nous lasse très vite. On se réfugie dans notre chambre, en regardant un film français à la télé !
Ce matin, on opte pour le buffet du petit-déjeuner de l'hôtel. La salle de restaurant est joliment décorée et le buffet plein de bonnes choses. Des yaourts, 2 mois qu'on en a pas mangé...
Aujourd'hui, direction le marché aux puces de Panjiayuan. Là aussi, le marché a bien changé et on y accède même en métro. La halle existe toujours mais les étals d'antiquités et de "puces" à même le sol ont laissé place presque partout à des stands de babioles locales pour touristes. Il n'y a plus beaucoup d'authentique dans tout ça. Un café avec menu en anglais s'est même installé juste à côté avec des tables en extérieur, ce qui est assez rare ici. On arpente les allées, achetons quelques souvenirs. Nous partons encore plus au sud, à la recherche de lieux un peu moins touristiques, au marché aux oiseaux et aux poissons Huasheng Tianqiao. C'est ici que les Pékinois viennent acheter leur oiseaux dans de jolies cages en bambou. C'est, parait-il, un des rares rescapés des nombreux marchés en plein air que comptait Pékin même s'il a été déplacé en 2006. Le marché est un dédale de ruelles exposant poissons, tortues, oiseaux, plantes vertes,...
Retour vers le métro en tentant le bus. Pas trop mal pour une première fois. Ce soir, on reste au calme. Petit bain dans la piscine de l'hôtel, quelques courses au supermarché du coin et diner dans un "mac do" chinois dans le centre commercial voisin. Le nombre et la grandeur des "malls" sont impressionnants. Dans ce quartier, il y en a partout, plus haut les uns que les autres, abritant les marques les plus connues de la planète. On en visite un mais l'étendue des rayons nous lasse très vite. On se réfugie dans notre chambre, en regardant un film français à la télé !
samedi 13 septembre 2008
Premiers pas à Pékin
Samedi 13 septembre
Grasse matinée dans notre confortable chambre. On décide de petit-déjeuner/bruncher dans un autre quartier de la ville près du Worker's stadium. Les infos du guide ne sont malheureusement pas bonnes, on grignote au Mac Do !!! Premier objectif : filer à la recherche du Bureau de la Sécurité Publique pour prolonger nos visas. Après avoir arpenté l'avenue Andingmendong de long en large, nous trouvons la bonne adresse. Tous les guides se sont visiblement recopiés les uns les autres en donnant une adresse fausse. Pas de bol, le bureau est fermé jusqu'à mardi matin... Deuxième objectif : trouver une connexion internet. On doit réserver un hôtel pour la suite de notre séjour. Les cafés internet ne sont pas si facilement repérables. On trouve un immense centre internet, très sombre, avec des dizaines de jeunes en train de jouer. Pas très agréable mais pratique et pas cher. On se promène dans le quartier très commerçant des avenues Dongsi et Wanfujing. Pleins de boutiques très modernes côtoient de petites échoppes de bouffe et de babioles dans les ruelles. Le contraste est frappant. On poursuit jusqu'au marché de nuit de Donganmen où les stands de brochettes, raviolis et autres mets locaux se suivent sur plusieurs dizaines de mètres. C'est une institution locale ! Le marché a bien changé, très aseptisé, très ordonné, avec des "menus" en anglais, beaucoup plus propre qu'avant mais toujours autant de monde surtout que les touristes sont au rendez-vous, avec les Jeux paralympiques en ce moment. Stéphane tente une sorte de burrito chinois et les brochettes de seiches mais n'ose pas tenter la brochette de scorpions. Je reste plus classique. On flâne dans la rue. Un Haggen Dazs a ouvert : on craque pour une petite glace avant de descendre au métro et de passer voir l'hôtel que nous avons choisi. Retour en métro à notre hôtel.
Grasse matinée dans notre confortable chambre. On décide de petit-déjeuner/bruncher dans un autre quartier de la ville près du Worker's stadium. Les infos du guide ne sont malheureusement pas bonnes, on grignote au Mac Do !!! Premier objectif : filer à la recherche du Bureau de la Sécurité Publique pour prolonger nos visas. Après avoir arpenté l'avenue Andingmendong de long en large, nous trouvons la bonne adresse. Tous les guides se sont visiblement recopiés les uns les autres en donnant une adresse fausse. Pas de bol, le bureau est fermé jusqu'à mardi matin... Deuxième objectif : trouver une connexion internet. On doit réserver un hôtel pour la suite de notre séjour. Les cafés internet ne sont pas si facilement repérables. On trouve un immense centre internet, très sombre, avec des dizaines de jeunes en train de jouer. Pas très agréable mais pratique et pas cher. On se promène dans le quartier très commerçant des avenues Dongsi et Wanfujing. Pleins de boutiques très modernes côtoient de petites échoppes de bouffe et de babioles dans les ruelles. Le contraste est frappant. On poursuit jusqu'au marché de nuit de Donganmen où les stands de brochettes, raviolis et autres mets locaux se suivent sur plusieurs dizaines de mètres. C'est une institution locale ! Le marché a bien changé, très aseptisé, très ordonné, avec des "menus" en anglais, beaucoup plus propre qu'avant mais toujours autant de monde surtout que les touristes sont au rendez-vous, avec les Jeux paralympiques en ce moment. Stéphane tente une sorte de burrito chinois et les brochettes de seiches mais n'ose pas tenter la brochette de scorpions. Je reste plus classique. On flâne dans la rue. Un Haggen Dazs a ouvert : on craque pour une petite glace avant de descendre au métro et de passer voir l'hôtel que nous avons choisi. Retour en métro à notre hôtel.
vendredi 12 septembre 2008
UB, c'est fini... Voyage en Transsibérien pour Pékin
Jeudi 11, vendredi 12 septembre
UB, c'est fini... Ca sonne comme une chanson presque du même nom ! Essayez, ça marche bien !
Départ aux aurores pour rejoindre la gare d'UB et embarquer dans le transsibérien. Nous nous installons dans le compartiment "deluxe" : une cabine pour nous tous seuls avec une mini-cabinet de toilette partagé avec la cabine voisine. Rien à voir avec ce que j'imaginais. Tout est très moderne, pas le charme du vieux train à la Agatha Christie mais dormir dans des couchettes confortables, c'est pas mal aussi.
Nous prenons le temps de petit-déjeuner en quittant la banlieue d'UB. Et très vite, on s'endort...
L'après-midi, nous traversons le désert de Gobi. Les villes qu'on traverse sont désertes.A chaque arrêt en gare, nous avons la possibilité de descendre sur le quai. Je reste dans le wagon, à moitié somnolente. Stéphane descend et observe les paysages. Il retrouve une anglaise croisée hier à la boulangerie. Nous déjeunons ensemble. Je m'endors pendant qu'ils continuent à discuter Mongolie et voyages. Le temps passe lentement. Nous n'avons pas grand chose à faire à part dormir et regarder les paysages. En début de soirée, nous quittons enfin la Mongolie !!! Le passage de la frontière prend beaucoup de temps. Les formalités administratives mongoles puis chinoises et surtout l'écartement des voies changeant entre la Mongolie et la Chine nous imposent d'être patients. Presque quatre heures d'attente entre Zamind-Uud en Mongolie et Erlian en Chine...
Réveil le lendemain matin en Chine. Le contraste avec les paysages mongols est saisissant. Comme si on était passé d'un siècle à un autre. Des villes, des usines, des transports, des lignes électriques, des campagnes cultivées,... Quel changement !!! Les paysages défilent sous nos yeux. Arrivés à Pékin à 14h, nous prenons le métro pour rejoindre notre hôtel. Quel bonheur de se poser enfin dans notre chambre. Je file directement dans la salle de bain pour me laver. Après une semaine sans eau chaude, ça fait un bien fou. Stéphane en profite aussi pendant que je pars explorer l'hôtel. Nous piquons une tête dans la piscine et dans la jaccuzi. Un vrai moment de détente...
Première soirée dans Pékin, nous sommes dans le quartier moderne de Xidan, à proximité du quartier des affaires, au sud-ouest de la place Tiananmen. On part se balader et surtout à la recherche de médicaments. Depuis 48h, mes maux d'estomacs ont repris de plus belle et cela devient vraiment insupportable. Pas facile de trouver une pharmacie même en ayant l'adresse. Les Pékinois ne parlent pas beaucoup plus anglais que quand j'étais venue il y a 8 ans. mais sont toujours aussi serviables pour tente de nous aider. Au fond d'un immense centre commercial de luxe où toutes les marques de cosmétique internationales sont vendues, je trouve mon bonheur. On visite un peu le centre avant de partir en métro vers le quartier des ambassades de Jianguomenwai, à l'autre bout de la ligne 1. Le quartier a été gagné par la modernité et les tours. Après une longue marche, on trouve le resto indien et thaïlandais qu'on avait repéré dans nos guides. Un vrai régal. On a l'impression de ne pas avoir mangé aussi raffiné depuis des lustres...
Retour à la chambre où nous profitons de TV5 Monde pour nous replonger un peu dans l'actualité française et regarder le dernier spectacle de Guy Bedos. Comme à la maison ;)
UB, c'est fini... Ca sonne comme une chanson presque du même nom ! Essayez, ça marche bien !
Départ aux aurores pour rejoindre la gare d'UB et embarquer dans le transsibérien. Nous nous installons dans le compartiment "deluxe" : une cabine pour nous tous seuls avec une mini-cabinet de toilette partagé avec la cabine voisine. Rien à voir avec ce que j'imaginais. Tout est très moderne, pas le charme du vieux train à la Agatha Christie mais dormir dans des couchettes confortables, c'est pas mal aussi.
Nous prenons le temps de petit-déjeuner en quittant la banlieue d'UB. Et très vite, on s'endort...
L'après-midi, nous traversons le désert de Gobi. Les villes qu'on traverse sont désertes.A chaque arrêt en gare, nous avons la possibilité de descendre sur le quai. Je reste dans le wagon, à moitié somnolente. Stéphane descend et observe les paysages. Il retrouve une anglaise croisée hier à la boulangerie. Nous déjeunons ensemble. Je m'endors pendant qu'ils continuent à discuter Mongolie et voyages. Le temps passe lentement. Nous n'avons pas grand chose à faire à part dormir et regarder les paysages. En début de soirée, nous quittons enfin la Mongolie !!! Le passage de la frontière prend beaucoup de temps. Les formalités administratives mongoles puis chinoises et surtout l'écartement des voies changeant entre la Mongolie et la Chine nous imposent d'être patients. Presque quatre heures d'attente entre Zamind-Uud en Mongolie et Erlian en Chine...
Réveil le lendemain matin en Chine. Le contraste avec les paysages mongols est saisissant. Comme si on était passé d'un siècle à un autre. Des villes, des usines, des transports, des lignes électriques, des campagnes cultivées,... Quel changement !!! Les paysages défilent sous nos yeux. Arrivés à Pékin à 14h, nous prenons le métro pour rejoindre notre hôtel. Quel bonheur de se poser enfin dans notre chambre. Je file directement dans la salle de bain pour me laver. Après une semaine sans eau chaude, ça fait un bien fou. Stéphane en profite aussi pendant que je pars explorer l'hôtel. Nous piquons une tête dans la piscine et dans la jaccuzi. Un vrai moment de détente...
Première soirée dans Pékin, nous sommes dans le quartier moderne de Xidan, à proximité du quartier des affaires, au sud-ouest de la place Tiananmen. On part se balader et surtout à la recherche de médicaments. Depuis 48h, mes maux d'estomacs ont repris de plus belle et cela devient vraiment insupportable. Pas facile de trouver une pharmacie même en ayant l'adresse. Les Pékinois ne parlent pas beaucoup plus anglais que quand j'étais venue il y a 8 ans. mais sont toujours aussi serviables pour tente de nous aider. Au fond d'un immense centre commercial de luxe où toutes les marques de cosmétique internationales sont vendues, je trouve mon bonheur. On visite un peu le centre avant de partir en métro vers le quartier des ambassades de Jianguomenwai, à l'autre bout de la ligne 1. Le quartier a été gagné par la modernité et les tours. Après une longue marche, on trouve le resto indien et thaïlandais qu'on avait repéré dans nos guides. Un vrai régal. On a l'impression de ne pas avoir mangé aussi raffiné depuis des lustres...
Retour à la chambre où nous profitons de TV5 Monde pour nous replonger un peu dans l'actualité française et regarder le dernier spectacle de Guy Bedos. Comme à la maison ;)
mercredi 10 septembre 2008
UB, la course aux courses
Mercredi 10 septembre
Nous avons migré dans une autre chambre chez Nassaan pour la nuit mais toujours pas d'eau chaude et même pire, plus d'eau du tout !!! De mieux en mieux. Le ras-le-bol augmente...
Objectif de la journée : dernières emplettes avant le départ demain matin. Nous retournons au Naraan Tuul Market. A notre grande surprise, le del de Stéphane est prêt. La jeune femme l'a réalisé exactement comme il le voulait : le tissu, la fermeture, le col, la longueur,... Il est juste un peu large mais c'est la coupe qui veut ça. Stéphane est très content. On n'y croyait qu'à moitié vu les difficultés de compréhension et le délai très court. Du coup, cela nous laisse en plus un peu de temps pour arpenter les allées du marché. On passe au rayon cheval voir s'il n'y aurait pas quelques bricoles utiles à rapporter. On retrouve des tabourets en bois peint comme à Moron mais l'envie d'en rapporter un a fortement diminué. Finalement, nous n'achetons presque rien et nous filons en ville en direction des boutiques de cachemire. C'est une des grandes spécialités locales. La difficulté est de trouver des modèles sympa à sa taille. Chaque pièce semble unique, une couleur, une taille, pas vraiment de choix. Jusque là, nous sommes bredouilles. C'est pas faute d'avoir essayé !
Nous avons rendez-vous en milieu d'après-midi pour vendre les dernières choses de camping qu'il nous reste. Nous ne vendons que notre réchaud. C'est toujours ça de moins dans le sac !
Le temps file vite. Je retourne à la principale boutique de cachemire qui vient de réouvrir après des travaux d'été. Je fouille tous les rayons de long en large, pose douze mille questions aux vendeuses pour réussir à trouver un pull pas moche... Quelques derniers achats souvenirs au State Departement Store, des courses pour manger dans le train demain et après-demain, un passage à l'internet café pour réserver une chambre d'hôtel à Pékin et nous partons diner. Mais vu l'heure, plus aucun resto ne sert. Ici, les gens mangent très tôt et la plupart des restos ferment avant 22h. On se retrouve pour notre dernier diner à UB dans un bouiboui local genre fastfood mongol à manger des spaghettis et des boulettes de mouton !!!
Retour à la chambre. Toujours pas d'eau, ni chaude, ni froide. On en a ras le bol ! Epuisée, je m'endors toute habillée dans mon lit... Stéphane fait un peu de rangement et s'écroule aussi.
Nous avons migré dans une autre chambre chez Nassaan pour la nuit mais toujours pas d'eau chaude et même pire, plus d'eau du tout !!! De mieux en mieux. Le ras-le-bol augmente...
Objectif de la journée : dernières emplettes avant le départ demain matin. Nous retournons au Naraan Tuul Market. A notre grande surprise, le del de Stéphane est prêt. La jeune femme l'a réalisé exactement comme il le voulait : le tissu, la fermeture, le col, la longueur,... Il est juste un peu large mais c'est la coupe qui veut ça. Stéphane est très content. On n'y croyait qu'à moitié vu les difficultés de compréhension et le délai très court. Du coup, cela nous laisse en plus un peu de temps pour arpenter les allées du marché. On passe au rayon cheval voir s'il n'y aurait pas quelques bricoles utiles à rapporter. On retrouve des tabourets en bois peint comme à Moron mais l'envie d'en rapporter un a fortement diminué. Finalement, nous n'achetons presque rien et nous filons en ville en direction des boutiques de cachemire. C'est une des grandes spécialités locales. La difficulté est de trouver des modèles sympa à sa taille. Chaque pièce semble unique, une couleur, une taille, pas vraiment de choix. Jusque là, nous sommes bredouilles. C'est pas faute d'avoir essayé !
Nous avons rendez-vous en milieu d'après-midi pour vendre les dernières choses de camping qu'il nous reste. Nous ne vendons que notre réchaud. C'est toujours ça de moins dans le sac !
Le temps file vite. Je retourne à la principale boutique de cachemire qui vient de réouvrir après des travaux d'été. Je fouille tous les rayons de long en large, pose douze mille questions aux vendeuses pour réussir à trouver un pull pas moche... Quelques derniers achats souvenirs au State Departement Store, des courses pour manger dans le train demain et après-demain, un passage à l'internet café pour réserver une chambre d'hôtel à Pékin et nous partons diner. Mais vu l'heure, plus aucun resto ne sert. Ici, les gens mangent très tôt et la plupart des restos ferment avant 22h. On se retrouve pour notre dernier diner à UB dans un bouiboui local genre fastfood mongol à manger des spaghettis et des boulettes de mouton !!!
Retour à la chambre. Toujours pas d'eau, ni chaude, ni froide. On en a ras le bol ! Epuisée, je m'endors toute habillée dans mon lit... Stéphane fait un peu de rangement et s'écroule aussi.
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