lundi 18 août 2008

A la recherche du tabouret perdu

Lundi 18 août
10h30, pile poil à l'heure avec nos sacs sur le pas de la porte de notre guesthouse. Mais personne à l'horizon. Une demi-heure plus tard, nos deux compères se ramènent. Nous sommes passablement énervés mais pas un mot vu les difficultés qu'on rencontre déjà avec eux !
Au programme, faire le plein de bouffe avant de partir pour l'Ouest. Petit tour au supermarché puis au marché. Pas de chance, c'est le jour de fermeture. Nous sommes déçus car nous avions commandé un tabouret en bois peint. Bayaraa demande aux gens près de l'entrée du marché s'ils ne savent pas où nous pourrions trouver les vendeurs dans la ville. Une adresse nous est donnée : 4-17-4. Nous voilà partis à la recherche du tabouret dans toute la ville, le système de numérotation des rues semble pourtant simple : numéro de bloc, numéro de rue, numéro de porte. 3/4 heure plus tard, nous finissons par trouver une adresse qui semble correspondre mais ce n'est pas ça. Pas de tabouret, nous verrons à UB !
Déjeuner en ville avant de repartir. Nous retrouvons les pistes défoncées. La route est encore plus difficile car nous entrons dans une zone montagneuse. Les paysages sont légèrement différents : plus élevés, plus rocheux, plus verts aussi. La vallée est très encaissée. Nous longeons une rivière assez large. Les animaux et les yourtes se font plus rares voire quasi inexistants. Même les marmottes, nombreuses jusque là, semblent avoir désertées ! Seules les fleurs occupent l'espace.
Vers 16h, Zucker décide de s'arrêter. Installation du campement au bord, devinez quoi, d'une rivière !!! Le paysage est joli mais une fois encore, nous nous demandons pourquoi nous sommes toujours dans des zones dépourvues de vies. Même les animaux sont absents, c'est dire. La fin d'après-midi se passe lentement. Stéphane en profite pour lire au bord de l'eau, Zucker part pêcher. Au diner, le poisson fumé acheté hier et le produit de la pêche du jour. Après plusieurs tentatives, pour la première fois, Zucker a pêché quelque chose. Il nous prépare le poisson pendant que nous nous lançons dans la réalisation d'une purée. Nous sommes encore en train de manger quand nos deux compagnons, sans un mot, partent le long de la rivière. Ils reviennent à la nuit tombée, nous avons déjà rejoint notre tente....