Mardi 19 août
A l'ombre d'une falaise, nous en profitons pour dormir un peu plus tard.
Longue journée de voiture à travers les steppes. Nous traversons des zones montagneuses, la piste est difficile. Comme hier, nous ne croisons presque personne, quelques rares voitures. Les nomades semblent avoir déserté cette région. Seules quelques yourtes et des bergers apparaissent occasionnellement. Même les troupeaux sont rares. Nous avons un peu l'impression de traverser des kilomètres durant un no man's land.
Une exception, perdue au milieu de nulle part, une yourte "jardin d'enfants". Deux femmes accueillent une dizaine d'enfants des bergers du coin. Le plus jeune semble avoir 6 mois, le plus âgé 6-7 ans. Ils sont là pour la journée et retournent dans leur famille le soir. En contre partie, les bergers donnent des produits laitiers, pas d'argent. La yourte est aménagée pour eux avec des jeux, des dessins accrochés, des planches illustrées et un "panier de basket" à l'extérieur. Nous avons l'autorisation de rentrer sous la yourte et de prendre des photos. Les enfants ont le sourire, des petites filles chantent pour nous. L'accueil est agréable et les deux dames souriantes à notre égard. Nous avons emporté des stylos et crayons de Paris, nous trouvons que l'endroit est idéal pour en donner pour les enfants. Ils ont l'air content de ce modeste cadeau. Il faut dire que la ville la plus proche est loin et les moyens de se ravitailler difficiles.
Nous reprenons notre route jusqu'au village de Tsetserleg (même nom mais pas la même région que celui où nous étions il y a une dizaine de jour). Zucker cherche à remplir le réservoir de la voiture. Ici, une station essence ressemble à une cuve posée à même le sol avec une pompe à main, voire à des bidons remplis d'essence. La discussion fuse, nous croyons comprendre que Zucker discute le prix. L'essence a augmenté ces derniers jours, d'autant plus que nous sommes dans une zone reculée. Sachant que la voiture consomme en moyenne 17 litre au 100 km, ça fait tout de suite une différence. Du coup, Zucker ne prend qu'une dizaine de litres versés dans le réservoir à l'aide d'un grand broc et d'une bouteille plastique en guise d'entonnoir. Authentique !!!
Traversée du village, les constructions sont en bois, avec des palissades. Nous voilà à nouveau sur la piste. Les nomades réapparaissent en petit nombre et les troupeaux aussi : moutons, chèvres, vaches, quelques chevaux.
Pour une fois, nous campons près des arbres, aucune rivière à l'horizon. Arrivée à notre campement à 18h30, diner à 19h15. Pas en grande forme ce soir car je suis à nouveau un peu malade. Et Stéphane est fatigué. Sous la tente à 20h... Excitante soirée !!!