Samedi 6 septembre
Réveil à 5h30. Le taxi est même en avance ! Nous arrivons à l'aéroport à 6h30 comme nous l'a indiqué le gars de l'agence Eznis pour un avion à 9h15. Arrivée à l'aéroport, tout est fermé !!! Une femme que notre taxi a pris en route tape à toutes les portes. Visiblement, elle travaille là. Elle entre et on finit par nous ouvrir la porte pour nous mettre au chaud. Nous nous doutons que notre avion aura du retard, l'aviation mongole n'étant pas réputée pour sa ponctualité. Mais là...
Vers 9h, ne voyant rien venir, on commence à s'inquiéter un peu. Toujours que nous et un autre touriste dans l'aéroport et aucun avion sur la piste. Stéphane va à la pêche au renseignement et comprend que l'avion est à 12h ! A 11h, toujours rien. On se décide à appeler la compagnie Eznis à UB. Il est difficile de se faire comprendre mais Stéphane finit par savoir que notre avion ne décollera qu'à 16h30 ! On n'en peut plus...
Au final, nous enregistrons à 14h30. Le système est pour le moins archaïque. La balance pour peser les bagages est un vieux modèle russe à aiguille. Tout est fait à la main, les cartes d'embarquement, la distribution des places, l'enregistrement des bagages,... Et tout ça au milieu d'une cohue sans nom. Au total, 34 passagers maximum dans l'avion. Heureusement que nous n'embarquons pas dans un airbus sinon nous n'aurions jamais décollé. Le bruit de l'avion se fait entendre dehors. Nous voilà rassurés. Quelques policiers au garde à vous sur le tarmac, un officiel sort de l'appareil. Nous supposons que tout ce retard est du à sa présence. Notre vol fait escale à Moron, l'occasion pour nous de voir la ville et la région de haut. Nous descendons de notre petit coucou à hélice sur le tarmac pendant que le réservoir se remplit. Tout cela semble d'une autre époque !!!
Atterrissage à 20h40 à UB. Stéphane a la bonne idée de vouloir prendre le bus pour rejoindre le centre ville. Il part à la recherche de l'arrêt de bus pendant que je garde les bagages et décline les dizaines de propositions des taxis... Finalement, nous partons avec nos bagages à l'extérieur de l'aéroport, dans un coin tout noir, sans aucune indication. Nous ne sommes pas très rassurés. Un bus arrive, nous le prenons en route, c'est à peine s'il marque l'arrêt. Impossible de savoir si nous sommes dans le bon bus. Heureusement,sur la route, un panneau indique UB city. Manque de chance, notre bus s'arrête au milieu de nulle part dans la banlieue de UB : terminus, tout le monde descend !!! Nous filons vers un autre arrêt de bus pas très loin avec tout nos bagages ! Stéphane essaie d'avoir des infos quand un mongol bourré vient vers moi. Et là, la situation empire... On finit par trouver un taxi non officiel qui accepte de nous emmener à notre guesthouse mais ce cher mongol bourré a décidé de monter devant puis derrière, avec moi, enfin sur mes genoux. En essayant de monter, il me fait mal. Les mongols ont l'alcool un peu violent. Stéphane intervient. J'ai bien cru que la situation allait tourner au cauchemar !!!
Arrivée à notre guesthouse à 23h, il n'y a personne. Petit coup de stress. La dernière fois que nous avions réservé chez Nassaan, elle ne nous avait pas gardé la chambre. Après quelques coups de téléphone, elle arrive et nous installe dans une chambre. La joie de pouvoir prendre une vraie douche disparait très vite : il n'y a pas d'eau chaude !
... Longue longue journée...